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Auteur Sujet: La Vallée de Wahrt  (Lu 1914 fois)

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Rob-Jotüh

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La Vallée de Wahrt
« le: 04 Octobre 2012 à 16:35:31 »

Bon, je vous retranscris en-dessous une nouvelle qui me tient à coeur, que j'avais proposée à Lanfeust Mag mais qu'ils m'ont renvoyé dans les dents en m'écrivant que le style était pénible à lire et que ça manquait de dynamisme. Donc, dites-moi si c'est le cas.^^ En espérant que vous ferez tout de même une bonne lecture :p ;) :

La vallée de Wahrt

     L’ombre s’étendait sur la vallée de Wahrt. Protégée par d’épaisses et redoutables montagnes, nul n’osait y pénétrer. En vérité, il faudrait plutôt dire que le monde extérieur était protégé par ces épaisses et redoutables montagnes.
     Car une folie sans nom y régnait, pénétrante, insidieuse, contrôlant tous les esprits, qu’ils fussent végétaux, animaux, humains… Les arbres étaient contorsionnés, comme s’ils ne savaient comment pousser. Leurs feuilles sortaient du tronc, laissant des branches squelettiques. Les fruits poussaient vers le haut.
     L’eau stagnait, pourrissait. La vallée de Wahrt était pourtant escarpée, pentue, abrupte à certains endroits. Et la rivière qui était censée couler en son centre ne bougeait pas, comme si la pesanteur ne l’intéressait pas, comme si, lassée de s’être dirigée pendant tant de siècles vers l’aval, elle avait décidé de ne plus avancer, de se reposer, de dormir.
      Le ciel était toujours couvert de lourds nuages gris qui ne s’éventraient jamais. Nulle pluie ne tombait, nul vent ne soufflait. Les nuages restaient sur place, immobiles. Comme si l’Astre du Jour ne voulait pas couvrir la vallée de son chaleureux regard.
       Les animaux étaient rares. Comme les humains, ils évitaient cette vallée maudite. Mais parfois, certains, animaux comme humains, y étaient repoussés. Et là, leur esprit n’était plus. Fous, ils fonçaient avec violence sur les arbres torturés, se grattaient jusqu’au sang, parfois jusqu’à l’os, s’arrachaient les poils ou les cheveux, les mangeaient, se mangeaient eux-mêmes, couraient volontairement vers un précipice et tant d’autres actes de folie.
   Pour les villages alentours, Wahrt était synonyme de fin. Et quand on prononçait son nom, le chagrin, l’effroi et le désespoir s’emparaient des voix. C’est pourquoi, exiler quelqu’un dans cette vallée était la pire des sentences, même la mort semblait mille fois plus douce.
   C’est pourquoi Gardan s’y trouvait. Après avoir tué – massacré serait le mot le plus juste –, par jalousie, le fils du Mestre du village de Stradborg, la justice communale le condamna à errer jusqu’à sa mort dans les sombres entrailles de Wahrt.
   Gardan était un de ces nombreux orphelins qui parcouraient les routes, victimes de la haine, des épidémies ou de la faim. Il avait survécu pendant quinze ans en se débrouillant, volant, rançonnant, ou tout simplement travaillant pour d’autres quand l’occasion se présentait. Le village l’avait accueilli à bras ouvert. Puis, fou de jalousie car celle qu’il aimait aimait le fils du Mestre, il tua violemment ce dernier, s’acharnant sur son cadavre comme rejetant toutes ces années de frustration sur sa victime. Il avait depuis longtemps remplacé la peur par la colère, le respect par l’envie, la timidité par l’ambition, la tristesse par la haine.
   Alors, quand le jury villageois annonça sa sentence, il se mit à fanfaronner :
« Je survivrai dans la vallée maudite ! Et je trouverai même pourquoi elle est devenue ainsi ! Et je trouverai la chose qui l’a transformée ! Et je la détruirai ! Alors vous me remercierez tous ! » Tous ceux qui assistaient au jugement se moquèrent de lui. Mais leurs rires étaient teintés de tristesse, car deux des leurs disparaissaient aujourd’hui du village : le fils du Mestre et Gardan.
        Ainsi, les membres de la milice communale l’accompagnèrent jusqu’à la Mâchoire Sombre, deux pics rocheux semblables à deux canines, qui était l’une des onze entrées de la vallée de Wahrt. Quiconque s’y engageait était comme aspiré par ladite vallée. Souvent, les condamnés parlaient d’une douce mélopée, d’un chant féminin incomparable qui les appelait et leurs promettait monts et merveilles.
   Gardan n’échappait pas à la règle. Il dit aux miliciens, qui n’avaient pas franchi la Mâchoire Sombre :
« Quelle voix ! L’entendez-vous ? »
« On n’entend que tes paroles, Gardan. » fit l’un des soldats, peu rassuré d’être si proche de la vallée maudite.
« Pourtant elle est bien là. Je ne délire pas. Elle pleure. Elle demande mon aide. » répondit le condamné.
« On n’entend que tes paroles. » répéta machinalement et tristement le soldat qui vit Gardan s’enfoncer dans la vallée.
   Après une centaine de mètres, Gardan n’entendit plus la voix qui l’avait charmé. La vallée était bien comme la rumeur la détaillait : sinistre, inquiétante, irréelle et irrationnelle. Mais le condamné gardait l’espoir. La voix lui avait tout expliqué.
   La vallée était autrefois l’une des plus fertiles et verdoyantes de la région. Un village s’y était même établi. Un jour, un mage vint à son tour. Il fut chaleureusement accueilli par les habitants car avoir un mage pouvait s’avérer utile. Mais il tomba fou amoureux d’une jeune fille du village. Ce que les habitants ne savaient pas, c’est qu’il était maître des plus grandes magies et spécialiste même de la Nécromancie, la magie interdite. Il attira donc celle qu’il aimait dans son palais souterrain et l’emprisonna. Les villageois, soucieux de libérer l’une des leurs, prirent les armes. Le Mage fut attaqué par surprise. Son palais commençait déjà à tomber sous les coups des assaillants. Certains de ces derniers réussirent à s’y introduire et se dirigeaient vers sa chambre, d’autres étaient certainement partis à la recherche de celle qu’il aimait.
   Il n’eut alors le temps que de lancer un seul sort, très puissant. Grâce à ses pouvoirs phénoménaux et à ses profondes connaissances nécromanciques, il se coupa les veines, utilisant son propre sang pour achever le rituel interdit. Il mourut et se transforma en liche, une créature ni vivante, ni morte, douée de conscience et conservant sa mémoire et ses pouvoirs. Sous cette forme, il condamna les villageois et toute la vallée à la folie. Quant à son aimée, il la transforma en âme-en-peine, éternellement attachée à son être cadavérique, incapable de s’échapper vers l’Autre-Monde. Enchaînée au mage mort-vivant, elle chantait sa triste histoire et son espoir d’être délivrée de l’emprise du nécromancien. C’était donc sa voix que Gardan entendit.
   Il continua son avancée. La voix lui avait dit que le palais du mage liche se trouvait au centre de la vallée. Son avancée fut difficile. Des ronces recouvraient le sol, seule plante capable de s’épanouir dans un tel environnement. Çà et là, des cadavres d’animaux gisaient : loup, sanglier, cerf, lièvre, rat, buse, rouge-gorge, libellule et tant d’autres... Nul ne pouvait savoir quelle folie les avaient conduits ici. Leurs corps se décomposaient. Aucun n’était éventré puisque nul charognard ne survivait ici. Gardan continua, ignorant ces funestes signes.
   Il erra ainsi pendant plusieurs heures. Aussi étrange que cela pût paraître, il ne ressentit ni faim, ni soif. Seule une assurance nouvelle de délivrer cette âme-en-peine le dominait. Derrière ce qui semblait être un pommier fou – les pommes prenaient la forme de pyramides dont la pointe était dirigée dans tous les sens –, il découvrit le cadavre d’un être humain. Un squelette plus précisément, revêtu d’une armure de soldat, qui commençait à rouiller. La tête était séparée du corps, encore dans son casque. A ses côtés, gisait une épée longue intacte. Nombreux furent les aventuriers avides de gloire qui croyaient pouvoir lever la malédiction de la vallée de Wahrt. Et tous avaient péri. Gardan s’empara de l’épée. Il voulut un instant s’équiper de l’armure, mais comme il n’en avait jamais porté, il estima que ce serait plus une gêne qu’un avantage face au mage liche. Alors, sans porter plus d’intérêt au squelette, il continua sa marche.
   Il arriva à la rivière, celle qui devait couler et qui le refusait. La voix apparut à nouveau, lui expliquant qu’il fallait suivre l’eau en remontant la vallée. Puis elle disparut. Plein de confiance et d’espoir, Gardan obéit.
   Soudain, un sanglier déboula sur sa droite. Les lèvres pleines d’écume, l’animal ne prit pas attention à Gardan. La pauvre bête, folle à lier, grommelant au possible, fonça sur un rocher à pleine vitesse. Il se cogna violemment contre la paroi rocheuse et s’effondra, inconscient… peut-être mort. Mais Gardan s’en moquait. Il n’avait nulle faim. Et, grâce aux Dieux, il savait qu’il n’était pas fou. Il continua à avancer, encore et toujours.
   Après deux heures de marche, le sol trembla. Gardan s’arrêta, l’épée levée, prête à frapper. Le sol se fissura et une hydre sortit dans un bruit de fracas assourdissant. Elle possédait trois têtes, toutes humaines, toutes connues de Gardan.
   L’une était celle de feu sa mère, tuée par des soldats d’un autre pays venus guerroyer, piller, violer et tuer. L’autre était celle d’un compagnon de route qu’il tua de ses mains. Ce compagnon l’avait trahi, le faisant accuser à sa place d’un viol – Gardan avait pu se soustraire aux gardes et la nuit discrètement, étrangla le traitre. La dernière, enfin était celle du fils du Mestre du village qui l’avait exilé ici.
   Toutes trois hurlèrent de douleur et de peur :
« Vas-t’en ! Cette vallée est maudite ! Vas-t’en ! Ne crois pas cette voix hypocrite ! Vas-t’en ! »
« Tu ne m’effraies pas, Mage-Liche ! Tes tours ne m’auront pas ! » répliqua Gardan avant de foncer sur le monstre et de couper d’un coup les trois têtes. Quand ces dernières se détachèrent de leur corps, l’hydre se pétrifia et s’effrita soudainement.
   Un sourire sur les lèvres, Gardan continua sa route. L’espoir le gagnait de plus en plus.
   Il marcha pendant une heure et arriva enfin devant le palais souterrain – la voix le lui confirma. L’entrée était une sorte de bâtiment en pierre, rectangulaire. Çà et là, des lézardes étaient apparues, des monticules de pierres sous des trous dans les murs s’étaient formés. Le temps avait agi et continuait son œuvre.
   Des squelettes se levèrent, armés de fourches, de faux, d’épées. Les restes des villageois de la vallée. Ils devaient être commandés par le Mage-Liche, Gardan en était certain. Heureusement pour lui, sa vie tumultueuse lui avait appris à manier l’épée. Et il ne lui fallut que quelques minutes pour abattre les squelettes ambulants.    Une fois ceci terminé, il s’engouffra dans l’entrée. A sa grande surprise, des torches brûlaient à l’intérieur du couloir. Une Liche ne voit peut-être pas dans le noir, se dit-il.
   Le couloir était long et abritait de nombreux squelettes qui se relevaient et dont Gardan n’eut aucun mal à venir à bout. Puis, il se divisa en deux : un couloir à gauche et un autre à droite. D’instinct, il prit celui de gauche et marcha rapidement. Il arriva dans une grande pièce lugubre dans laquelle flottait une atmosphère de putréfaction. Et au fond de la pièce, une ombre.
        Assis sur un trône d’os, un être se tenait immobile, impérial. Sous l’épaisse capuche d’une robe noire, deux lueurs bleutées pour seuls yeux perçaient un visage décharné, sans lèvre.
   « Tu es Gardan ! » fit l’être d’une voix lugubre. « Je le sais car je peux lire en toi ! Et tu es bien orgueilleux pour croire qu’un simple mortel comme toi peut me terrasser. »
« Es-tu le Mage-Liche ? » répliqua Gardan, nullement impressionné.
« Oui-da. Wahrt est mon nom. Comment as-tu pu garder ta raison alors que tous ceux qui mettent le pied dans ma vallée la perdent aussitôt ? »
« Je l’ignore. Et je m’en moque ! Je suis là pour libérer l’âme de la pauvresse que tu retiens ! » Wahrt se mit à rire de manière sinistre et disparut de son trône. Une demi-seconde plus tard, il se tenait derrière le présomptueux mortel. Gardan se retourna et tenta de le frapper de son épée. Mais Wahrt disparut à nouveau.
   « L’âme de Vara est à moi ! Et à moi seul ! » cria le Mage-Liche qui se tenait à présent debout, devant son trône d’os. Gardan remarqua qu’au milieu du dossier du trône, un crâne y était enchâssé. Le Mage-Liche fit quelques mouvements de ses mains décharnées et envoya un éclair. Gardan eut pour réflexe de se protéger avec son épée. Il découvrit alors que celle-ci créait un bouclier d’anti-magie, le protégeant de toute attaque. Quelle chance d’avoir trouvé cet objet ! se dit-il.
   Il fonça contre le Mage-Liche qui lui lançait tous les sorts qu’il connaissait. Puis, Gardan le décapita. Le Mage-Liche tomba sur le sol et s’évapora.
   Mais l’ennemi n’était pas mort. Il réapparut derrière lui. Gardan se retourna et fut plus rapide que Wahrt : il le tua encore une fois. Mais peut-on vraiment tuer un mort-vivant ? Gardan en douta lorsqu’un nouveau Wahrt apparut au fond de la pièce. Il fonça contre ce dernier le transperça avant de le décapiter. Mais un nouveau Mage-Liche apparut. Gardan comprit alors le subterfuge quand il remarqua que le crâne, enchâssé dans le trône, luisait à chaque fois qu’un nouveau Wahrt apparaissait. Au lieu d’attaquer le nouveau Mage-Liche, il se dirigea vers le trône et planta son épée dans le crâne.
   Ce dernier se fendit avant d’éclater. L’air fut aspiré dans un vent violent vers le trône, là où se tenait le crâne. Le Mage-Liche cria sa douleur et sa surprise en s’évaporant, ses cendres emportées par ce furieux vent. Quant à Gardan, il tint bon face à la furie des airs.
        Puis, le calme après la tempête. Gardan sortit alors de la pièce lugubre. Il arriva à l’intersection et prit le couloir qu’il n’avait pas emprunté plutôt. Il déboula dans une chambre poussiéreuse.
        Il découvrit une belle jeune femme.
« Je suis Vara. » lui dit-elle. Gardan reconnut la voix qui l’avait appelé. Elle continua :
« Merci ! Tu nous as libérés du nécromancien ! Moi et les miens vivons à nouveau ! »
« Est-ce une nouvelle fourberie ? » fit Gardan, méfiant, il n’était pas sûr de la mort du Mage-Liche.
« Je comprends ton hésitation. » répondit Vara. « Mais c’est la vérité ! Tu as levé la malédiction ! Je le vois, je le sens ! Je ne suis plus une âme-en-peine ! Je suis à nouveau faite de chair, de sang et d’os ! Je vis à nouveau ! Et je le sens, les miens sont revenus à la vie ! Merci ! Tu as réussi ! » conclut-elle en le prenant dans ses bras.
« Tu es celui que j’attends depuis des lustres ! » Puis elle l’embrassa. Sans vouloir comprendre plus, il s’abandonna à son baiser. Puis ils décidèrent de sortir du palais souterrain.
        L’ombre qui recouvrait la vallée de Wahrt disparut. L’Astre du Jour put recouvrir cet endroit de ses chaleureux rayons. La rivière s’était enfin décidée à couler normalement, et déjà, les gazouillis d’oiseaux nouvellement arrivés retentirent. La malédiction était bel et bien levée.
        Ce qui était des squelettes était redevenu des villageois. Ceux-ci, trop heureux de se ressentir à nouveau en vie, loin de l’oppression du nécromancien, crièrent leur joie. Vara leur raconta qui était son nouveau compagnon et les villageois le félicitèrent en le faisant Héros. Certains lui proposèrent même le titre de Mestre !
        Gardan était alors heureux. Enfin ! Après toutes ces années d’errance, il connaissait la joie. Les autres qui l’avaient autrefois trahi, détesté, qui lui avaient ravi ses récompenses, étaient maintenant des amis fidèles et aimants. Gardan leva son épée et les villageois l’applaudirent, criant à tue-tête qu’il avait tué le Mage-Liche…
        Mais peut-on tuer un mort-vivant ?
        Wahrt ne le pensait pas. Assis tout près sur un rocher, il contemplait Gardan levant haut un grand bout de bois et écoutant les cris de joie que sa folie lui dictait. Bien qu’il n’eût pas de lèvre, Wahrt semblait sourire. Puis, il regarda le fantôme triste qu’une chaîne ectoplasmique maintenait à lui. Depuis longtemps, l’âme de Vara chantait et attirait les mortels dans sa vallée. Grâce à la folie qui y régnait, ceux-ci perdaient tout contact avec la réalité, et, prisonniers de leur délire, ils se laissaient mourir, nourrissant ainsi les pouvoirs du Mage-Liche, le redoutable Wahrt.
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Atorgael

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #1 le: 04 Octobre 2012 à 16:36:49 »

Merci, je vais essayer de lire ça ce soir dans le train.
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Rendar

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #2 le: 05 Octobre 2012 à 11:24:43 »

Citer
j'avais proposée à Lanfeust Mag mais qu'ils m'ont renvoyé dans les dents en m'écrivant que le style était pénible à lire et que ça manquait de dynamisme.

Hello.

J’ai lu avec attention ta nouvelle, en voici mes impressions.

Je ne la qualifierais pas du tout de ‘Pénible’ comme dans la réponse que tu as reçue précédemment mais il y a clairement un manque de dynamisme  et c’est un sujet tellement classique qu’il y a également un problème d’originalité.

Pour être clair, ton texte est trop ‘plat’ pour se distinguer de dizaine d’autres qui seraient du même acabit. Cela n’en fait pas pour autant un texte nul. Le style est fluide et pas trop mauvais, il faut néanmoins faire attention à l’orthographe et à certaines tournures qui m’ont semblées peu travaillée.

De plus, si c’est un appel à texte de Lanfeust Mag, l’univers présenté bien qu’étant fantastique n’a aucun rapport avec celui, rempli d’humour, de Lanfeust. Il manque également un attachement au ‘héros’ qui empêche de vivre ce texte et d’avoir envie d’en connaître l’issue.

Des points positifs néanmoins sont bien là. Je trouve que c’est une nouvelle qui aurait tout à fait sa place dans un des challenges ce qui montre que ton niveau n’est pas celui d’un débutant. L’issue m’a fait sourire, non pas la dernière phrase qui est pour moi totalement inutile mais le fait que le mec soir complètement dans son délire prend à contre-pied le lecteur, c’est bien, c’est ça qu’on attend… Sauf que ça vient beaucoup trop tard. J’ai apprécié ma lecture, c’est certes encore à retravailler mais c’est encourageant.
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Rob-Jotüh

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #3 le: 05 Octobre 2012 à 11:44:46 »

Ok ! Merci pour cette critique constructive.^^

Le fait que le thème reste peu original était un parti pris de ma part, pour justement, prendre à contrepied le lecteur sur la fin. C'est vrai que la dernière phrase peut paraître superflue, mais quand j'ai terminé le texte, je me suis dit que ça faisait une bonne présentation du personnage de Wahrt.

Ta remarque concernant Lanfeust Mag est juste. C'est vrai que Lanfeust se prête plus à l'humour et je me suis fait cette réflexion également. Mais bon, je t'avoue que la réponse que j'avais reçue m'avais parue un peu brutale. C'est pas grave. Je retenterai le coup avec quelque chose de plus joyeux.^^

Pourrais-tu m'indiquer quelle tournure de phrase t'a semblé peu travaillée ?
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Metatron

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #4 le: 05 Octobre 2012 à 12:52:57 »

Hello
je rejoins rendar sur la plupart de ses remarques, aussi bien négatives (le rythme trop leeent :)) que positives (la fin, très bien trouvée et tout à fait dans l'esprit du Sanctum).

le manque de dynamisme est lié à mon avis en partie aux révélations par bloc que tu réalises :
au début, tu détailles la vallée par le menu.
au milieu, tu racontes point par point la chute du sorcier.

Ces éléments doivent être amenés au fur et à mesure pour appater le lecteur. En quelques phrases rapides, on comprend que la vallée est biscornue. Mais tu donnes encore plus d'impact si les détails sont révélés lorsque Gardan entre dans la vallée, et qu'il s'en étonne : "une rivière qui ne coule pas! des fruits qui poussent vers le haut ! Mais où ai je donc atterri."
Ton héro souffre d'un (très) mauvais à priori au départ puisque c'est tout simplement un meurtrier de sang froid. il faut l'humaniser un peu et lui donner des émotions.

Rendar

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Re : Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #5 le: 05 Octobre 2012 à 12:53:55 »

Le fait que le thème reste peu original était un parti pris de ma part, pour justement, prendre à contrepied le lecteur sur la fin

Je pense que pour un texte destiné à une publication et donc en compétition avec beaucoup d’autres, le parti pris est malvenue car empêche ton texte de sortir du lot.

Et le contre-pied arrive beaucoup, beaucoup trop tard.

C'est pas grave. Je retenterai le coup avec quelque chose de plus joyeux.^^

Qui à mon avis attirera plus l’œil d’un lecteur rapide qui survolera ton texte. Soigne particulièrement l’accroche, c’est ça qui donne envie à ton lecteur de continuer.

Pourrais-tu m'indiquer quelle tournure de phrase t'a semblé peu travaillée ?

Oui mais pas tout de suite, je vais relire ça :)   

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Atorgael

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #6 le: 05 Octobre 2012 à 13:48:08 »

Bon, j'ai lu.

Première remarque qui à elle seule pourrait suffire : ce n'est pas une nouvelle, c'est un synopsis pour une partie de jdr.
Les descriptions tombent, les personnages sont à peine décrits, les situations rapidement survolées, bref, c'est un bon résumé où les idées sont jetées rapidement sur le papier.
Car oui il y a un problème de structure : la première partie est une description du lieu, puis on passe  la situation du personnage principal avant de revenir sur l'historique du lieu avant de revenir sur l'action. C'est dans ce sens que les idées sont jetées sur le papier et l'histoire mal construite.

Parlons de l'originalité du sujet. Bah, ça casse pas 3 pattes à un canard et la "chute" finale ne rattrape rien. En tout cas c'est mal amené.

Le style est à revoir. Les tournures de phrases sont lourdes, des répétitions en pagailles, des mots mal employés quand ils ne sont pas erronés...

Ça manque de puissance narrative, de suspens, de frissons.

Des exemples ? Allez, c'est parti !

Prenons ce paragraphe :
Citer
L’eau stagnait, pourrissait. La vallée de Wahrt était pourtant escarpée, pentue, abrupte à certains endroits. Et la rivière qui était censée couler en son centre ne bougeait pas, comme si la pesanteur ne l’intéressait pas, comme si, lassée de s’être dirigée pendant tant de siècles vers l’aval, elle avait décidé de ne plus avancer, de se reposer, de dormir.
L'eau ne pourrit pas, elle croupit.
Globalement on a compris que l'eau ne s'écoule pas normalement, inutile de dire que dans une vallée pentue l'eau devrait couler vers l'aval.

Un autres ?
Citer
Car une folie sans nom y régnait, pénétrante, insidieuse, contrôlant tous les esprits, qu’ils fussent végétaux, animaux, humains… Les arbres étaient contorsionnés, comme s’ils ne savaient comment pousser. Leurs feuilles sortaient du tronc, laissant des branches squelettiques. Les fruits poussaient vers le haut.
Je ne pense pas que les végétaux aient un esprit. Mais pourquoi pas dans ce monde.
Contorsionnés ? Non, juste tordus.

Je passe sur la description de la folie ambiante des bêtes qui se grattent aux sangs, ça ne sert à rien. Et c'est la majeure remarque que je ferai : beaucoup de choses que tu décris ne servent à rien sinon à poser tes idées sur le papier mais sans lien entre elles.

Idem pour le sorcier ultime qui se fait surprendre par une bande de paysans dans son palais souterrain (qui sort d'où, en combien de temps...). Sa seule échappatoire était-elle de se transformer en liche ? S'il est si puissant ce ne sont pas quelques pécores qui devraient lui faire peur.

Un petit mot sur les combats du héros. Face à l'hydre c'est très moyen car dans l'imaginaire de tout le monde quand on coupe une tête à une hydre elle repousse. Prendre une hydre ici est donc mal choisi.
Que vient faire le sanglier qui tombe devant lui ? Ça ne sert à rien comme scène.
Les squelettes explosés en 3 mots, le combat contre la liche trop long et inutilement répétitif... Bref faut revoir tout ça.

Et je ne parle pas de la fin avec la belle princesse délivrée, le soleil qui revient dans la vallée et les acclamations des squelette redevenus humains (même après avoir été explosés?)...

En gros voila comment cette idée aurait pu être traitée :

Ouvrir la 1ère scène sur un prisonnier qui est mené face à l'entrée de la vallée, la peine est prononcée par le juge puis tout le monde s'en va le laissant là attaché à un pieu.
L'homme passe des jours entiers attaché, il commence à perdre la tête accablé par la chaleur et la faim et commence à entendre une voix qui l’appelle. Ces liens trop lâches se détachent "comme par magie" et il entre dans la vallée.

Ensuite dans la vallée. il se désaltère à une rivière qui ne s'écoule pas, les fruits qu'ils mangent poussent bizarrement mais la faim est plus forte que son appréhension première.

Il avance prudemment rencontrant des animaux rendu fous (par les fruits et l'eau croupie?). Il s'arme d'un gourdin et d'un épieu rudimentaire (le coup de l'épée est trop gros). La folie règne, il titube parfois et est sujet à des hallucinations : il revoit sa mère, des ennemis, ...

Il trouve l'entrée ravagée par le temps et les éléments du palais souterrain et l'explore, guidé par la voix ensorceleuse.
Il découvre le squelette sur le trône et la folie le fait combattre comme si ce dernier était vivant, mais ce ne sont que la fièvre et son imagination qui le poussent à le croire, il tombe épuisé, malade presque agonisant au pied du trône.

La liche peut alors arriver et en faire un nouveau serviteur, lui racontant les tourments qui l'attendent pour les siècles à venir dans un rire sinistre que les habitants extérieurs à la vallée entendent : ils savent que l'horreur tapie dans la vallée est satisfaite et qu'ils n'auront plus rien à craindre pendant un certain temps...

Bon c'est vite écrit et ça demanderai un peu de travail de mise en forme. mais tes idées sont reprises en majorité, c'est juste la mise en place qui est différente.
Après c'est de la technique d'écriture et du travail.

Si le courtage t'en dit, je t'invite à essayer de tout réécrire avec ce plan proposé. je me ferrai un plaisir de relire ta nouvelle .

PS : j'ai bien vu les 2 messages qui sont arrivés pendant que j'écrivais (oui j'ai fait une pause déjeuner entre le début et la fin de ce message), et je suis entièrement d'accord avec tout c qui a été dit.
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evoripclaw

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #7 le: 05 Octobre 2012 à 15:45:44 »

Bon, si je peux donner mon avis, hormis le fait que c'est tout sauf original.

Trop de répétitions, mon ami, et pas des répétitions du genre poétiques. Nan, des vraies répétitions.

Citer
Les animaux étaient rares. Comme les humains, ils évitaient cette vallée maudite. Mais parfois, certains, animaux comme humains

Ce genre de répétition me fait crisser des dents, et il y en a plein d'autre. Tout ça pour dire, si tu te répètes autant de fois, ça donne forcément un aspect lent au texte.

Après, effectivement la construction est bordélique, à un moment, je me suis demandé comment tu pouvais te permettre de simplement énoncer l'histoire du nécromancien. Hop, tu commences à nous parler du héros du truc, (dont la personnalité est elle aussi tellement esquissée qu'arrivé à ce moment-là le lecteur en a plus forcément grand chose à faire de la suite des évènements) et direct après tu enchaînes sur l'histoire de la vallée ? Non, tu peux pas faire ça, ou alors tu fais en sorte que quelqu'un la raconte de vive-voix mais normalement arrivé à l'histoire de Gardan on devrait enchaîner.

Et c'est là que le bât blesse, puisqu'une fois qu'on arrive dans le vif du sujet, hop monsieur trouve une épée, hop il tue un hydre, hop il tue vaguement des squelettes (je dis vaguement, parce que je comprends pas cette habitude d'écrire : oh, bah, il en tua bien vingt/vingt-quatre avant d'arriver au palais.) Tu peux pas faire plus mou, mon ami. Mets du pep's dans tout ça. Au pire tu décris un combat et tu fais une ellipse temporelle.

Après, il y a ça :

Citer
L’ombre s’étendait sur la vallée de Wahrt. Protégée par d’épaisses et redoutables montagnes, nul n’osait y pénétrer. En vérité, il faudrait plutôt dire que le monde extérieur était protégé par ces épaisses et redoutables montagnes.

Outre la répétition, cette incipit est vraiment fadasse. Et le "En vérité, il faudrait plutôt dire ", si on est dans une phase de description, merci de ne pas passer dans un registre quasi familier, cela casse toute l'ambiance. Problème qui se retrouve dans des phrases telles que :

Citer
Heureusement pour lui, sa vie tumultueuse lui avait appris à manier l’épée.

J'ai envie de dire : Ah bon ? Ah bah c'est cool, alors. Si tu le dis.
Non, parce que ce genre de phrase fait vraiment passe-partout. J'ai, du coup, toujours l'impression qu'il y a un mec  côté de moi qui me prend pour un débile et qui m'explique l'histoire.

Autre chose :

Citer
Et là, leur esprit n’était plus. Fous, ils fonçaient avec violence sur les arbres torturés, se grattaient jusqu’au sang, parfois jusqu’à l’os, s’arrachaient les poils ou les cheveux, les mangeaient, se mangeaient eux-mêmes, couraient volontairement vers un précipice et tant d’autres actes de folie.

Pourquoi tu t'étends autant sur une phase descriptive (et, honnêtement, tu t'étends trop, mon ami, trop de virgules là-dedans pour finalement pas grand chose).

Alors qu'une séquence d'action ressemble à ça :

Citer
Et il ne lui fallut que quelques minutes pour abattre les squelettes ambulants.

De toi à moi, je préfèrerais que tu m'expliques comment se déroule le combat plutôt que d'aligner trente-six manières d'être fou dans ton introduction.

Sinon, au niveau du scénario, et c'est la seule chose que je puisse te dire, l'idée n'est pas bête en elle-même mais la caractérisation des personnages et la faiblesse de l'écriture font qu'arriver à la fin, je me sentais un peu comme devant Saw IV (Ah? Alors, il était fou, en fait... D'accord. ) Tout ça pour dire, si tu donnes des indices tous le long du texte, que tu utilises un certain registre (du rêve, par exemple) une fois arrivée à la fin, le lecteur se dira peut-être : Ah, bah je l'avais pas vu arriver celle-là.

Sur ce, j'espère pas avoir été trop acerbe sur ma première critique.
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Rob-Jotüh

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #8 le: 05 Octobre 2012 à 17:45:17 »

Oula ! Que de commentaires !^^

Alors, tout d'abord merci pour vos critiques qui sont toutes constructives ET instructives. Evoripclaw, peut-être est-ce acerbe, mais comme t'avais prévenu dans ta présentation, y'a pas de souci, et puis ça reste constructif et c'est ce qui m'importe.

Je retiens donc plusieurs choses : le fait que la construction soit anarchique, la lenteur, les tournures et les répétitions (en partie due à l'influence de mes lectures de textes anciens genre l'Iliade dont la traduction que j'ai est assez dans ce style). Et je sais que j'ai parfois un peu tendance à trop expliquer les choses, non pas que je prenne les gens pour des débiles, mais pour être sûr d'être bien compris. Donc à corriger ça aussi.

Les idées de décrire la vallée par l'oeil de Gardan et de commencer le récit devant l'entrée de la vallée me plaisent bien.

Atorgael, merci pour la construction que tu proposes. Toutefois, j'ai peur que ça change quelque peu la façon dont je veux faire apparaître la fin, c'est-à-dire de manière abrupte. Car, en lisant ta proposition (mais peut-être ai-je mal compris et fais-le moi savoir si c'est le cas), j'ai le sentiment que Gardan est conscient (et le lecteur avec lui) de ses hallucinations et donc, à terme, de sa folie. Or, comme l'a compris Evoripclaw, c'est justement à la fin que je veux que le lecteur le découvre (d'où le fait que Gardan déboite facilement l'hydre et les squelettes puisqu'il est dans sa folie).

Ainsi, c'était donc un peu exprès que j'avais voulu reprendre une histoire pas originale dans son ensemble : le type qui va délivrer la jeune fille du méchant sorcier, pour justement renverser tout ça. Mais bon, je m'y suis mal pris a priori. ^^

à la fin, je me sentais un peu comme devant Saw IV (Ah? Alors, il était fou, en fait... D'accord. ) Tout ça pour dire, si tu donnes des indices tous le long du texte, que tu utilises un certain registre (du rêve, par exemple) une fois arrivée à la fin, le lecteur se dira peut-être : Ah, bah je l'avais pas vu arriver celle-là.

Du coup, tu l'avais vu arriver ?  ;D

Mais, question, comment le lecteur peut se dire "je l'avais pas vu venir" si justement je donne des indices ?
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evoripclaw

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #9 le: 05 Octobre 2012 à 17:56:52 »

Petite explication avant d'aller chercher ma moitié.

Semer des indices, ça ne veut pas dire : Wow, en se regardant un miroir, il vit qu'une gigantesque armure était apparu sur lui. C'est justement, semer des indices, le coup de la flotte (qui pourrait être lié au mal)  d'Atorgael est pas mal  mais comme je t'expliquais, rien qu'en utilisant un certain registre, certaines tournures de phrases, tu peux annoncer la suite sans utiliser de gros sabots.

En gros, je pourrais comparer ton texte à Haute Tension d'Alexandre Aja, à la fin tu fais un retournement de situation, sans l'avoir préparé au préalable donc on en a rien à taper. Quand tu veux créer un twist, t'es obligé de le préparer à l'avance, sinon, tu passes juste pour quelqu'un qu'a voulu faire son malin, pour faire genre : Haha ! Dupé !

Alors qu'en contrepartie : la fin de Triangle de Christopher Smith est un chef d'oeuvre à ce niveau-là. Quand un twist est préparé mais que le lecteur n'a pas su le détecter alors seulement le twist a de l'importance, tu comprends ?

Alors, pour être tout à fait honnête avec toi, non, je ne l'avais pas vu arriver mais c'est plus parce que j'en avais rien à taper et parce que rien ne l'annonce, hormis ton tout le monde devient fou (ce qui est un peu facile).

C'est pour ça que j'ai comparé ça à Saw IV. En gros, le lecteur est tellement pas impliqué émotionnellement que ta fin pourrait aussi bien parler de poney, de caniche ou d'oursin venu de l'hyper-espace pour conquérir la planète.

Je dis ça sans aucune inimitié, cela dit.

Au passage quand tu expliques d'où proviennent les répétitions, je comprend mieux pourquoi j'avais l'impression de lire un des récits de la table ronde. Le truc est qu'effectivement c'est une question de style mais on est en 2011 quand même.

« Modifié: 05 Octobre 2012 à 18:37:20 par evoripclaw »
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Re : Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #10 le: 05 Octobre 2012 à 18:51:36 »

Ok, merci pour tes précisions.

mais on est en 2011 quand même.

Mince je suis en avance d'une année alors !  ;D ;)
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Atorgael

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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #11 le: 05 Octobre 2012 à 19:02:35 »

Citer
mais on est en 2011 quand même.
Il parait même qu'on serait passé en 2012 depuis un moment, mais ça reste à vérifier. :D

Citer
Les idées de décrire la vallée par l'oeil de Gardan et de commencer le récit devant l'entrée de la vallée me plaisent bien.

Atorgael, merci pour la construction que tu proposes. Toutefois, j'ai peur que ça change quelque peu la façon dont je veux faire apparaître la fin, c'est-à-dire de manière abrupte. Car, en lisant ta proposition (mais peut-être ai-je mal compris et fais-le moi savoir si c'est le cas), j'ai le sentiment que Gardan est conscient (et le lecteur avec lui) de ses hallucinations et donc, à terme, de sa folie. Or, comme l'a compris Evoripclaw, c'est justement à la fin que je veux que le lecteur le découvre (d'où le fait que Gardan déboite facilement l'hydre et les squelettes puisqu'il est dans sa folie).

Mon conseil : n'essaye pas.
Contente toi d'abord de raconter ton histoire avant de penser à faire une surprise au lecteur.

J'avais parfaitement compris le truc et je l'avais vu arriver depuis au moins le sanglier. Au moins il aura servi à qqchose dans cette histoire.

Non, faire ce que tu décris ne doit pas être le but d'un récit, l'important c'est l'histoire et la manière de l'écrire.
A partir du moment où on se trouve dans un récit fantastique avec de la magie on sait qu'il peut se passer n'importe quoi surtout si on a vu arriver le mage ultime au début. On se dit déjà que ça ne va pas se passer comme ça malgré toute la bonne volonté du héros.
Dans ce texte, on pourrait ne pas parler de la liche du tout, en tout cas en ne la nommant pas, mais plutôt d'un "mal ancestral" et puis de petits détails comme des empilements de cranes à l'entrée de la vallée, des odeurs de décomposition pour évoquer la magie nécromantique...

Le lecteur t'en voudra moins de n'avoir pas été trop surpris par la fin que pour avoir lu un récit mal bâti.
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Re : La Vallée de Wahrt
« Réponse #12 le: 05 Octobre 2012 à 19:07:42 »

Ok, je comprends mieux. Merci.
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