Les forums du Sanctum

Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche avancée  
Pages: [1]   En bas

Auteur Sujet: Ecrire un policier  (Lu 1056 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Atorgael

  • Administrateur
  • Plume de Maître
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 3617
  • Administrateur
    • Le Sanctum
Ecrire un policier
« le: 07 Novembre 2013 à 14:40:17 »

Pour rebondir sur la question du jour  de Métatron, je me suis lancé dans une pèche aux infos et j'ai ramené ceci :

De : http://www.noircommepolar.com/f/curiosa.php?curiosa_menu=3

Vingt règles pour le crime d'auteur

Article de S.S. Van Dine publié en septembre 1928 dans L'American magazine

1.      Le lecteur et le détective doivent avoir des chances égales de résoudre le problème. Tous les indices doivent être pleinement énoncés et décrits en détail.

2.      L’auteur n'a pas le droit d'employer vis-à-vis du lecteur des " trucs " et des ruses, autres que ceux que le coupable emploie lui-même vis-à-vis détective.

3.      Le véritable roman policier doit être exempt de toute intrigue amoureuse ). Y introduire de l'amour serait, en effet, déranger le mécanisme du problème purement intellectuel.

4.      Le coupable ne doit jamais être découvert sous les traits du détective lui-même ni d'un membre quelconque de la police. Ce serait de la tricherie aussi vulgaire que d'offrir un sou neuf contre un louis d'or.

5.      Le coupable doit être déterminé par une suite de déductions logiques et non pas par hasard, par accident, ou par confession spontanée.

6.      Dans tout roman policier il faut, par définition, un policier. Or, ce policier doit faire son travail et il doit le faire bien. Sa tache consiste à réunir les indices qui nous mèneront à l'individu qui a fait le mauvais coup dans le premier chapitre. Si le détective n'arrive pas la une conclusion satisfaisante par l'analyse des indices qu'il a réunis, il n'a pas résolu la question.

7.      Un roman policier sans cadavre. cela n'existe pas (... ) Faire lire trois cents pages sans même offrir un meurtre serait se montrer trop exigeant vis-à-vis d'un lecteur de roman policier. La dépense d'énergie du lecteur doit être récompensée.

8.      Le problème policier doit être résolu à l'aide de moyens strictement réalistes. Apprendre la vérité par le spiritisme, la clairvoyance ou les boules de cristal est strictement interdit. Un lecteur peut rivaliser avec un détective qui recourt aux méthodes rationnelles. S'il doit rivaliser avec les esprits et la métaphysique, il a perdu d'avance.

9.      Il ne doit y avoir, dans un roman policier digne de ce nom, qu'un véritable détective. Réunir les talents de trois ou quatre policiers pour la chasse au bandit serait non seulement disperser l'intérêt et troubler la clarté du raisonnement, mais encore prendre un avantage déloyal sur le lecteur.

10.   Le coupable doit toujours être une personne qui ait joué un rôle plus ou moins important dans l'histoire, c'est-à-dire quelqu'un que le lecteur connaisse et qui l'intéresse. Charger du crime, au dernier chapitre, un personnage qu'il vient d'introduire ou qui a joué dans l'intrigue un rôle tout a fait insignifiant, serait, de la part de l’auteur, avouer son incapacité de se mesurer avec le lecteur.

11.   L'auteur ne doit jamais choisir le criminel parmi le personnel domestique tel que valets, laquais, croupiers cuisiniers ou autres. Ce serait une solution trop facile. (... ) Le coupable doit être quelqu'un qui en vaille la peine.

12.   Il ne doit y avoir, dans un roman policier, qu'un seul coupable, sans égard au nombre d'assassinats commis. (…) Toute l'indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur une seule âme noire.

13.  Les sociétés secrètes, les, mafia, les camarillas, n'ont pas de place dans le roman policier. L'auteur qui y touche tombe dans le domaine du roman d'aventures ou du roman d'espionnage.

14.   La manière dont est commis le crime et les moyens qui doivent mener à la découverte du coupable doivent être rationnels et scientifiques. La pseudoscience, avec ses appareils purement imaginaires, n'a pas de place dans le vrai roman policier.

15.  Le fin mot de l'énigme doit être apparent tout au long du roman, à condition, bien sûr, que le lecteur soit assez perspicace pour le saisir. Je veux dire par là que, si le lecteur relisait le livre une fois le mystère dévoilé, il verrait que, dans un sens, la solution sautait aux yeux dès le début, que tous les indices permettaient de conclure à l'identité du coupable et que, s'il avait été aussi fin que le détective lui-même, il aurait pu percer le secret sans lire jusqu'au dernier chapitre. Il va sans dire que cela arrive effectivement très souvent et je vais jusqu'à affirmer qu'il est impossible de garder secrète jusqu'au bout et devant tous les lecteurs la solution d'un roman policier bien et loyalement construit. Il y aura toujours un certain nombre de lecteurs qui se montreront tout aussi sagaces que l'écrivain (… ). C'est là, précisément, que réside la valeur du jeu (…).

16.  Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longs passages descriptifs pas plus que d'analyses subtiles ou de préoccupations atmosphérique. Cela ne ferait qu'encombrer lorsqu'il s'agit d'exposer clairement un crime et de chercher le coupable. De tels passages retardent l'action et dispersent l'attention, détournant le lecteur du but principal qui consiste à poser un problème, à l'analyser et à lui trouver une solution satisfaisante. (... ) Je pense que lorsque l'auteur est parvenu à donner l'impression du réel et à capter l'intérêt et la sympathie du lecteur aussi bien pour les personnages que pour le problème. il a fait suffisamment de concessions à la technique purement littéraire.

17.   L'écrivain doit s'abstenir de choisir son coupable parmi les professionnels du crime. Les méfaits des bandits relèvent du domaine de la police et non pas de celui des auteurs et des détectives amateurs. De tels forfaits composent la grisaille routinière des commissariats, tandis qu'un crime commis par une vieille femme connue pour sa grande charité est réellement fascinant.

18.  Ce qui a été présenté comme un crime ne peut pas, à la fin du roman, se révéler comme un accident ou un suicide. Imaginer une enquête longue et compliquée pour la terminer par une semblable déconvenue serait jouer au lecteur un tour impardonnable.

19.  Le motif du crime doit toujours être strictement personnel, (... ) Le roman policier doit refléter les expériences et les préoccupations quotidiennes du lecteur, tout en offrant un certain exutoire à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.

20.  Enfin, je voudrais énumérer quelques trucs auxquels n'aura re-cours aucun auteur qui se respecte parce que déjà trop utilisé, et désormais familiers à tout amateur de littérature policière :

    La découverte de l'identité du coupable en comparant un bout de cigarette trouvé à l'endroit du crime à celles que fume un suspect.
    La séance spirite truquée au cours de laquelle le criminel, pris de terreur, se dénonce.
    Les fausses empreintes digitales
    L'alibi constitué au moyen d'un mannequin.


De : http://www.linternaute.com/livre/magazine/cliches-du-bon-roman-policier/

Une belle liste d'éléments / clichés qu'on rencontre dans les livres et films du genre.


De : http://ecrire-un-polar.blogspot.fr/
Un blog qui ne fait que ça.

A suivre ...
« Modifié: 07 Novembre 2013 à 14:47:46 par Atorgael »
IP archivée

Metatron

  • Modérateur Global
  • Plume experte
  • ******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1214
    • Au croisement de tous les plans, de toutes les dimensions, on trouve Conflux...
Re : Ecrire un policier
« Réponse #1 le: 07 Novembre 2013 à 15:01:29 »

He he
j'avoue avoir fait la même recherche, mais sur le mot clé Thriller ;)
Dans ce cas, un certains nombres de points énoncés ci dessous ne s'appliquent plus.

http://www.enviedecrire.com/comment-ecrire-un-thriller/

et plus exhaustif encore : un livre entier : http://books.google.fr/books?id=35RWXPhl1n0C&pg=PA7&lpg=PA7&dq=technique+d'%C3%A9criture+thriller&source=bl&ots=rc_UhvI-gq&sig=HWwoaiJUCSk6KU3G9VFOGymPv6s&hl=fr&sa=X&ei=O2x7UraHMIi10QXQkYDIAw&ved=0CEUQ6AEwAg#v=onepage&q=technique%20d'%C3%A9criture%20thriller&f=false

morceaux choisis du site Web :
Peur :Un thriller porte souvent sur un projet machiavélique qu’il faut à tout prix stopper ou sur des meurtres qu’il faut empêcher. En général, les protagonistes sont des personnes innocentes et en danger

Anti-héros : Le personnage le plus important d’un thriller est finalement le « méchant ». C’est en effet lui qui fournit l’intrigue et l’objectif de l’histoire : c’est son projet qu’il faut stopper. C’est lui qui initie l’action, tandis que le héros donne la personnalité de l’histoire. C’est pour le héros que les lecteurs ont de l’empathie. Ce sentiment sera renforcé si le héros est un anti-héros avec des difficultés et des failles.

Point de vue : La plupart des thrillers mettent en avant plusieurs points de vue. Les avantage sont nombreux. D’une part, cela permet d’étoffer les personnages secondaires. Chaque personnage pense qu’il s’agit de sa propre histoire et chacun d’entre eux a des motivations, désirs et craintes différents.

Action : Tous les thrillers raconte une histoire dans laque on essaie de prévenir un crime. C’est pourquoi la plupart des thrillers s’ouvre sur une scène de menace ou de violence. De quoi accrocher le lecteur.

Quête : Dans un thriller, la quête du héros est bien sûr de stopper le plan du « méchant ». Mais en réalité cette quête est souvent double. Il y a d’une part, la quête publique, facilement identifiable si le héros est policier. D’autre part, la quête personnelle peut se traduire par la lutte du héros contre ses démons intérieurs (n’oublions pas qu’il est un anti-héros)

Souffrance : N’oubliez pas de tourmenter et de faire souffrir votre héros. Car les lecteurs adorent voir le héros souffrir…

Transformation : Après avoir traversé avec succès de terribles épreuves, votre héros s’est forcément transformé au fil de votre récit. Ses quêtes ne sont pas seulement des rites de passage, mais également des expériences d’apprentissage extraordinaires.

Rythme :  Si le rythme est trop lent, s’il y a trop de commentaires ou de descriptions mal placées, un développement excessif des personnages à partir de réflexions intérieures ou d’informations techniques… et pas assez d’actions : alors les lecteurs risquent de laisser tomber votre livre en cours de route. En tant qu’écrivain, votre challenge est de déterminer quand vous en faites « trop » et de réussir à insérer des informations importantes sans rompre le dynamisme de la narration.

Mise en scène : Quand vous souhaitez révéler un aspect important d’un personnage, mettez-le en scène. Il s’agit de montrer plutôt que dire. Car les lecteurs veulent être les témoins des développements de l’intrigue. Ils feront eux-mêmes l’interprétation de ce que vous avez voulu leur révéler.

Enseignement : Tous les romans devraient distraire et enseigner quelque chose aux lecteurs. Il en va ainsi tout particulièrement pour les thrillers qui donnent souvent des informations pointues telles que la façon dont travaille le FBI, la CIA ou encore les brigades criminelles… Vous devez donc partager vos connaissances et votre expertise avec les lecteurs.
Pages: [1]   En haut