Avec un peu de retard :wink: . Ok, je triche un peu avec le sujet et il y a certainement des fautes (orthographe et style) mais je me suis bien amusé avec cet exercice.
Tristesse :
Roger, bon gros rugbyman de base, est surveillant au lycée Bertrand de Born. Ce jeudi soir, plutôt que d’aller au bar avec les terminales, il a décidé de se rendre à l’unique cinéma de la ville. Il a beau jouer les fiers à bras devant les filles, c’est un cœur tendre. Seul face au film, ce sont ses yeux qui les premiers le trahissent. Le picotement ressenti s’est, à la naissance des larmes, effacé. Voir l’homme, le héro du film, debout et désemparé, devant le tas de ruines fumantes de ce qui fût l’église, lui porte l’estocade. Son diaphragme est incontrôlable. Sa respiration se saccade, tremblote. Il pleure, inconsolable. Il pense qu’il est ainsi, tels les romantiques du siècle dernier, en phase avec la pluie qui tombe dehors…
Haine :
Eric est un fan de Mel Gibson. C’est donc tout naturellement que ce jeudi soir il se rend au cinéma. Malgré les critiques, il veut voir Patriote. Il est arrivé en avance afin de choisir une bonne place dans la salle. A sa droite s’est assis un jeune homme portant le maillot du club de rugby du coin. Eric a l’injustice en horreur si bien que là, assis face à l’acteur qui regarde le tas de ruines fumantes de la petite église du hameau, il ne se contrôle plus. Son visage se ferme. Il serre les dents. Les muscles de ses mâchoires roulent sous sa peau. Des rides apparaissent sur son front. Il expulse l’air par ses narines. Il se voit un court instant défoncer la tête de l’officier anglais à grands coups de talon. Ce n’est que lorsque ses mains commencent à lui faire mal qu’il réalise qu’il est tétanisé sur les accoudoirs de son fauteuil de velours rouge. Et cette mauviette qui chiale à coté de lui…
Regret :
Julie ne sait pas quoi faire ce jeudi soir. Célibataire, elle n’a pas envie de rester chez elle. Alors elle se rend au cinéma et prend un billet sans trop choisir son film. Dans la salle elle trouve une place à côté d’un maillot de rugby au physique pas trop déplaisant. Elle trouve le début du film un peu long. Elle pense que le passage « seul face aux tuniques rouges » n’est pas crédible. Quand arrive la scène où l’on voit Mel Gibson seul face aux tas de ruines fumantes de l’église, un soupir s’échappe de sa bouche. Elle secoue doucement sa tête en signe de négation et pense que le summum du mélo est atteint. Elle se demande ce qu’elle fait ici. N’aurait-elle pas mieux utilisé l’argent dépensé pour voir ce navet à grand spectacle pour faire autre chose ? Ne serait-elle pas mieux installée loin de la madeleine assise sur sa gauche ? Elle reste cependant : elle a payé…