La haine
L'homme serait les poings à s'en faire saigner, les vandales étaient arrivés avant lui et il ne restait de son village que se ruines fumantes...
Le sang battait contre ses tempes et il sentait une fureur telle, quelle lui déchirait les entrailles. Des pensées meurtrières embrumaient son cerveau, dilatant lentement le reste de conscience qu’il lui restait.
Un voile rouge passa devant ses yeux quant il pensa aux siens massacrés, et il resserra encore un peu ses poings. Sa vue se troubla davantage.
Il tenta de se contrôler et inspira lentement, mais les relents de chairs carbonisés et de sang ne firent que renforcer encore sa haine.
Son cœur s’accéléra encore, lorsqu’il vit les pillards de cadavres. Eux ! Il se leva, bien décidé à les éviscérer vivant. Des paroles de haines lui vinrent, des paroles de vengeances…des paroles de sang.
Le regret
Il n’avait pas su se montrer à la hauteur. Il le savait et il en ressentait une honte et une tristesse sans borne.
Sa gorge se noua et son estomac se contracta. Il essaya de réprimer un sanglot, en vain. Il s’écroula contre le réverbèr
e et pleura à chaudes larmes.
Tout son être était agité par des tremblements nerveux. Si seulement il avait pu faire quelque chose.
Une quinte de toux le traversa avant qu’il ne s’écroula face contre terre.
Ses mains tremblaient de façon significative. Ses yeux lui brûlaient tellement il avait versé de larmes. D’une main tremblante il sortit un revolver et le colla contre sa tempe : si seulement il avait été à la hauteur.
La tristesse
Ce n’était pas de sa faute, mais maman ne l’avait pas cru et l’avait envoyé dans sa chambre. Il était ainsi resté seul dans sa chambre, sa lamentant sur son sort. Jamais encore dans sa vie d’enfant il n’avait connu pareille injustice.
Il versa bientôt un torrent de larmes, plus capable de retarder l’inévitable. Il restait ainsi seul dans sa chambre, avec le bruit de ses sanglots pour unique compagnie.
Il prit son coussin et s’enfonça la tête dedans et hoqueta doucement, reniflant par moment.
Il leva la tête, son visage déformé par un rictus dur qui lui plissa la bouche. Pendant un moment, il fut une créature sans défense et innocente, demandant un peu de justice et de compréhension à son prochain.
Cailloux, remarques et autres plus que bienvenue
:wink:
Ezar