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« le: 27 Août 2007 à 21:34:55 » |
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Hello
Je tente un premier exercice, en espérant répondre au sujet... A vot' bon coeur...
Tristesse
Damien contempla les débris de ce qui avait été la fière cité d’Epsilon. Alors que les constructions de verres s’élevaient autrefois jusqu’au ciel, il n’en restait à présent qu’une étendue de gravats d’où émergeaient encore des poutrelles d’acier. La gorge nouée, il fit quelques pas dans ce champ de ruine. Sa mission était de porter secours aux éventuels survivants, mais quelle vie pouvait encore abriter ces décombres calcinés ? A tout hasard, Damien s’accroupit pour éclairer les larges brèches des blocs de bétons effondrés. Le pinceau de lumière révéla les mains tendues de cadavres carbonisés, comme s’ils avaient voulu implorer leur impitoyable bourreau. Incapable de retenir ses larmes plus longtemps, Damien éclata en sanglots.
Haine
Zéphire pénétra dans les ruines fumantes qui jonchaient à présent les bords du fleuve Yass. Son regard tomba immédiatement sur une pierre vaguement bleuté qui émergeait d’un amas de béton. La main tremblante, Zéphire se baissa pour la ramasser et la contempla minutieusement. Au vu de la couleur, il s’agissait d’un morceau du Palais des Myriades. Protégé depuis des siècles par des conservateurs méticuleux, ce monument était un écrin qui abritait la plus belle collection de tableaux qui ait jamais existé. On y trouvait des toiles datant d’un âge où l’espace était encore inviolé ; des œuvres qui évoquaient des époques où la traversée d’un océan était une quête de plusieurs semaines ; des peintures où l’on pouvait deviner les tourments de l’artiste… Les traits de Zéphire se durcirent alors que sa main se crispait sur la pierre : tout cela était perdu. La déflagration avait anéanti ces reliques, les pulvérisant dans le maelström qui avait détruit la ville. Jamais plus on ne contemplerait le génie de ces artistes d’un âge révolu. Dans un hurlement de rage, Zéphire balança la pierre bleuté aussi loin qu’il put.
Regret
Eutrope fit quelques pas dans les décombres de la cité, réfrénant un tic nerveux. Tout ça était de sa faute. Les circonstances l’avaient placé face à une alternative et il avait du choisir. Sur le moment, sa décision lui avait paru raisonnable et de nombreux arguments étaient venus le conforter. Mais à présent qu’il se trouvait face aux conséquences, il se sentit flancher. Il aurait pu éviter cette catastrophe, annuler ses directives, revenir sur ses ordres. Il avait laissé faire. Hagard, il tituba dans les avenues éventrées. Le silence de mort qu’il rencontrait était comme un doigt accusateur pointé sur lui. Le souffle court, Eutrope s’appuya sur une colonne à demi effondrée afin d’apaiser les battements de son cœur. Mais le contact de la pierre brisée lui arracha un glapissement et il retira sa main, comme s’il avait touché du métal chauffé au rouge. Tout ça était de sa faute.
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