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Auteur Sujet: [Nam Prioris] - Chapitre n°17  (Lu 752 fois)

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Atorgael

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[Nam Prioris] - Chapitre n°17
« le: 26 Août 2009 à 22:22:47 »

Nam Prioris -(17)-

Cette fois ça y est mon vieux Corax, c'est la fin de la route. Je ne vois pas comment tu vas bien pouvoir t'en sortir. Se retrouver enfermé pour crie c'est déjà un coup de bol, ne vas pas croire que ça va durer. T'as juste gagné un répit, quelques heures, quelques jours tout au plus. Après ça bye bye Corax, c'est douze impacts dans la couenne qui t'attendent.
Je le savais en plus que ce serait une vraie galère cette mission. Et encore une fois j'avais raison. Et tout ça à cause de ce grot de lieutenant, la prochaine fois j'écoute La Nounou et je les laisse tout seul pendant trois petites minutes. Pour le moment, c'te pov' Nounou a encore débranché sa boite à neurones, il essaye de faire ami-ami avec les rats du coin. Et de toute façon, il n'y aura pas de prochaine fois.
Bon, une chose de positive dans tout ça, on est au sec.
Marre de tout ce bordel, marre de cette lune. Ça se présentait plutôt pas trop mal au début de tout ce foutoir pourtant.
***
Après notre largage on s'est donc retrouvés à plus de trois jours de marche de noter campement, autant dire loin, très loin. Aucun support à attendre, pas de relève, on est les seuls à pouvoir sauver nos fesses.
La mission ? Très simple, on cherche, on trouve, on éradique, on rentre.
Ça, on sait faire, mais avec un fdp local qu'on ne connaît pas, un commissaire halluciné et un lieutenant de pacotille, les choses se voient un peu plus compliquées. j'ai rien conter l'adjudant chef, c'est juste qu'on le connaît pas et qu'il est devant avec Bishop à ouvrir le terrain. D'un autre côté, je connais Bishop et si quelque chose venait à clocher, sûr qu'il trouverait un moyen de nos avertir sans que Cue sans aperçoive.
Concernant le lieutenant Van Haussmann, on est tous d'accord pour dire que ce mec n'a rien à faire ici. Bon sang, quand on l'a vu débouler avec son déguisement on a eu du mal à se retenir de pisser dans nos frocs. En plus de servir à rien, ce gus est dangereux. Ce matin au départ du camp il allait partir sans camouflage. Rasé, propre comme un bébé mais sans camouflage. La tronche qu'il a fait en voyant nos peintures de gala, il s'est retrouvé comme le con qu'il est. J'ai même cru entendre Ungern nous lâcher un petit commentaire pas piquer des hannetons sur notre bel officier.
Alors depuis une heure, on s'amuse un peu avec les gars, et tout le monde s'y est mis.
Cet espèce de trou de bite est toujours en train de jacter, à poser des questions plus connes les unes que les autres ou à balancer des réflexions.
Je trouve finalement la parade : au moindre geste anodin d'un des hommes, je m'arrête et regarde autour de moi d'un air méfiant. Illico, Van Haussmann ferme son claque-merde et, en bon petit soldat, m'imite.
Vallenciaga refait son lacet, je me bloque. Joshua boit à sa gourde, je me bloque. Doky se gratte le cul, je me bloque.
Faut pas longtemps aux copains pour capter mon manège et à en jouer, même Cue, juste avant de partir avec Bishop, qui grimpe aussitôt d'un cran sur mon échelle de sympathie (en même temps, c'est pas bien dur : il part de zéro).
Bon, il n'y a que Ungern qui ne joue pas et j'évite même de déconner quand il est trop près.
Ungern, pour finir avec nos brillants officiers, le commissaire Ungern, finalement je suis plutôt heureux qu'il soit là parce que du coup c'est lui le responsable de notre équipée et pas Haussmann. Bon, faut que ça tourne rond et dans la seconde mais au moins on sait à quoi s'en tenir. J'espère juste que les gars vont pas me lâcher parce que le premier bolt il est pour ma tronche.
***
Cinq heures qu'on marche vers je ne sais où, ni je ne sais quoi. Ungern et Van Haussmann n'ont pas été très éloquents sur le sujet.
Comme à son habitude maintenant, Gambit nous tourne autour et on croise son chemin de temps en temps. Un genre de satellite de défense en somme.
Bishop trace toujours devant avec Cue. Ça à l'air de se passer pas trop mal selon ce que gambit me glisse de temps en temps.
C'est Josh qui ferme la marche à ma place, moi il faut que je me coltine la compagnie du lieutenant. je sais pas si c'est la chaleur qui lui fait cet effet, mais j'ai rarement vu un mec transpirer autant. Je pense pas pouvoir m'habituer à ce climat, à cette moiteur, mais au moins je perds pas un litre au kilomètre moi. Du coup, il boit pour compenser et ça commence à entamer nos réserves. On peut rien dire mais je sens que ça commence à agacer les gars. Surtout la Nounou qui est juste derrière nous à trimballer son matos. Pour la mission il a laissé sa sulfateuse habituelle pour un lance-grenades modifié et il trimballe quelques kilos de plus que tout le monde. le lance-grenades c'est un tout nouveau matos que notre intendant nous a dégoté je ne sais pas comment. Pour faire simple, un double tube et les cellules du fusil laser modifiées pour pouvoir balancer toute la sauce en un coup. un truc de malade, pile poil dans les cordes de notre Nounou.
On s'amuse bien avec notre cerise de lieutenant, mais quand on rejoint Bishop et Cue je r'deviens sérieux. D'un geste, j'intime l'ordre à tous de mettre un genou à terre et d'être prêt à l'action. J'interroge du regard l'éclaireur qui nous explique la situation. Nos deux éclaireurs nous ont attendus à un embranchement naturel dans cette forêt dense que notre artillerie n'a pas encore arrosé. la végétation profite donc de cette aubaine et pousse en prenant ses aises.
Ungern nous rejoint avec Murdock et Vallenciaga qui ne quittent plus son sillage sur son ordre. Petit conciliabule et on en décide ceci. Enfin, Ungern décide :

-Lieutenant, vous et le sergent prenez le chemin de gauche, Cue part avec vous. point de rendez-vous à deux mille mètres. Vous savez ce que vous avez à faire.
- Oui monsieur ! Sergent, avec moi, on y va.

J'embarque La Nounou, Josh et Biggs avec moi, le reste part avec le commissaire par la droite. Biggs et Wedge se font une rapide poignée de main avant de rejoindre leur groupe respectif et on trace derrière Cue. Du coup, je sais même pas où est passé gambit, le connaissant, c'est sans doute à la meilleure place pour faire ce qu'il a à faire.
***
Et c'est reparti pour une petite marche, on quitte un territoire ennemi pour entrer en territoire carrément hostile. Cue semble connaître son affaire et la progression est aisée. On reste en lisière de forêt, sur notre droite on distingue à travers les arbres quelques collines désertiques qui forment une excroissance incongrue au milieu de cette verdure. On va éviter de se balader là-dessus histoire de ne pas se faire repérer trop tôt.
Cue marque une pause dans la progression au bout de ce que j'estime les deux tiers du trajet à parcourir ; on se regroupe. Devant nous une route ou ce qui y ressemble le plus dans le coin, mais aucun doute que des véhicules lourdement chargés sont passés par là, les chenilles ont creusé de belles ornières.
Cue nous indique l'ordre de passage par signes et c'est parti. Nounou et Biggs passent en premier bientôt suivis de Von Haussmann et alors que j'allais y aller à mon tour, la main de Cue vient se poser sur mon épaule, stoppant immédiatement mon mouvement. Un problème. Il fait quelques signes à l'attention du trio de l'autre côté et on se recule d'une dizaine de mètres dans les fourrées. Quelques secondes plus tard, j'entends les bruits caractéristiques des pistons et du moteur d'une sentinelle. L'engin arrive deux minutes plus tard sur notre position et continue son chemin sans rien avoir remarqué, mais lors de son passage au plus près de notre cachette, on peut voir des signes distinctifs des Namiens, répliques corrompues des nobles armoiries impériales. Ils méritent vraiment qu'on les bute ces enfoirés. Une vague de colère me submerge et manque de peu de me faire relever pour charger l'engin histoire de l'arroser de mon fusil laser. Je résiste à grand peine et cette sensation disparaît alors que la sentinelle s'éloigne. Pour Josh ça n'a pas été facile non plus, Cue a pu le calmer de quelques paroles apaisantes. On attend encore quelques secondes avant de bouger et de traverser pour retrouver les autres.
Là le spectacle qui nous attend prêterait à rire s'il n'était pas si dangereux : La Nounou est assis à califourchon sur le dos du lieutenant qui, le nez dans la poussière, gesticule et essaye de se dégager. Je pense qu'il tente de convaincre La Nounou qu'il à reprit ses esprits, mais ce dernier ne semble pas vouloir le croire. J'interviens pour sauver notre lieutenant de cette situation.

- C'est bon, tu peux le relâcher, il n'y a plus de danger.
- Mais sergent, il a voulu partir à l'assaut de la sentinelle, fallait bien que j'intervienne, non ?
- Oui, mais c'est bon maintenant.
- Désolé mon lieutenant, sans rancune mais je pouvais pas faire autrement, vous comprenez.

Ouais, il doit être aussi désolé qu'un grox qui vient de lâcher son demi-quintal d'excréments, mais au moins la forme y est.
Von Haussmann se relève avec le maximum de dignité possible, je sens que ça le démange de sortir son pistolaser et de se faire La Nounou. Pas sûr qu'il y arrive d'ailleurs.
***
- Nous approchons d'une zone dangereuse, intervient Cue, restez prudent et ne vous laissez pas avoir par leurs véhicules, ils sont dotés pour la plupart de trucs bizarres qui vous remuent les méninges et vous font perdre la boule. Si tout le monde est prêt, on continue.

Et on repart avec La Nounou qui a une furieuse envie de nous afficher son plus beau sourire et un lieutenant qui doit avoir la sale impression qu'on se fout royalement de sa tronche. S'il savait à quel point il raison.
Cent mètres plus loin on sort des zones boisées pour évoluer dans des collines rocailleuses. Au franchissement d'une bosse je vois enfin notre cible : un village désaffecté et reconverti en position militaire dont la moitié des habitations ne tient plus que par miracle. Toutes celles encore debout, une petite dizaine, ont reçu un point d'arme lourde, trois lance-missiles, deux canons laser et quatre autocanons pointent ainsi dans toutes les directions. Au centre, une structure construite pour l'occasion supporte deux grandes antennes radio et deux-trois appareils qui doivent être des sondes de je ne sais quoi. Si c'est bien notre cible, et je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre, ça va pas être coton.
On avance avec le soleil dans le dos par l'ouest de la cible jusqu'à une petite cuvette naturelle à quelques centaines de mètres des premières ruines d'habitation et de la première batterie d'autocanon pile en face de nous. Sur notre gauche, un lance-missiles et pour finir, un joli canon laser sur le toit du bâtiment central. Du gâteau si on disposait d'un ou deux chars, manque de bol on les a pas et va falloir se faire ça à la main. Heureusement que l'Empereur nous à bien fournit en baïonnettes. C'est pas pour blasphémer, mais si je tenais l'abruti qui nous a envoyé ici, je l'enverrai tester les défenses adverses en premier.
Cue s'est avancé aussi loin que possible sur le bord de la cuvette. De ses jumelles il cherche à repérer le groupe d'Ungern. C'est vrai que ce serait bête de commencer sans eux. Ils sont en position au nord du village, bonnes nouvelles donc, tout est paré, on n'attend plus que le signal. Évidemment, Cue manque de nous informer sur ce signal, ce serait trop simple si on nous disait tout aussi. Alors on poireaute.
Soudain, alors que la nuit commence à tomber doucement, une rafale de gros calibre déchire le silence bucolique auquel on avait commencé à s'habituer ; un autocanon situé plus au sud vient d'ouvrir le feu sur une ligne d'arbres. Marrant, mais je crois que Gambit vient d'entrer en jeu et que c'était ça le signal.
Notre sniper semble bien les agacer car plusieurs missiles sont lancés pour appuyer quelques tirs de canons laser, apparemment sans grande efficacité car les tirs d'autocanon continuent visant les bois au sud-sud-est. Une escouade de Namiens part en chasse alors que quelques incendies ont réussi à prendre malgré la végétation gorgée d'eau. Bonne chance les gars, vous êtes pas couchés.
Cue fait alors signe à La Nounou de pointer son arme sur la batterie lance-missiles. Je vais ouvrir la route avec Josh. Biggs suivra avec le lieutenant, Cue et La Nounou nous rejoindrons ensuite une fois qu'on aura pris la première position, celle de l'autocanon droit devant nous.
Profitant des ombres et de la diversion de Gambit, Josh et moi nous nous glissons vers la batterie, le plus près possible. Sur notre gauche, je surveille le lance-missiles qui reste le danger principal.
On est à portée, goupilles retirées, coup d'œil à Josh on balance nos grenades. Double explosion simultanées, on se relève et on arrose la position. Sur noter gauche deux explosion indiquent que la Nounou est entré en jeu, une seconde double explosion, la batterie lance-missiles en prend plein la tronche. on entre et on se finit les Namiens encore sonnés par notre assaut. Josh monte à l'étage pendant que je sécurise l'arrivée de Biggs et du lieutenant. Josh redescend, la position est claire.
Les Namiens ne sont pas non plus à la fête au nord où Ungern et le reste de l'escouade leur tombent dessus à grands coups de grenades, de lance-flammes et de tirs de laser. un vrai concerto en sons et lumières. Alors que le staccato de l'autocanon nord accueille nos amis, un cri strident de mauvais augure couvre le vacarme et un trou gros comme ma tête vient faire éclater une partie du mur de notre faible abri. le canon laser en batterie sur le bâtiment principal vient de nous trouver. Faits comme des rats, on peut juste essayer de deviner où viendra frapper le prochain tir. Après une troisième couche sur le lance-missiles La Nounou et Cue nous rejoignent également et La Nounou balance une paire de grenade mais trop vite et les dommages sont peu importants. Nouveau tir, le mur laisse passer un nouveau trait d'énergie. Nouveau miracle, personne n'est touché mais ça va pas durer, faut sortir de là.

- On gicle !

Josh et Biggs s'exécutent immédiatement et alors que je m'apprête à sortir aussi je constate que le lieutenant ne bouge pas, comme figé. Je me reprocherai sans doute cet acte, mais je lui saute dessus pour le plaquer au sol au moment où un nouveau tir vient frapper l'endroit où il se tenait quelques secondes avant. Pendant ce temps, la positon est copieusement arrosée et je me précipite dehors sans m'occuper de Von Haussmann. Des tirs de fusils laser accompagnent ma course et je me trouve un petit coin abrité derrière un mur branlant. On se regroupe là.
Pendant ce temps, Ungern et ses hommes semblent avoir bien progressé vers la cible. En estimant noter position j'aperçois une position de batterie de lance-missiles qui aurait menacé notre flanc si des servants avaient été à leur place. je crois qu'on doit un grand merci à Gambit qui a fait un peu de ménage. plus qu'à se trouver un troquet ouvert dans le coin et on fêtera ça dignement.
Des armes légères arrosent notre position mais on sent bien que ça manque de conviction tout ça, les Namiens ne devaient pas s'attendre à notre petite attaque surprise aussi loin des lignes de front. Ungern semble vouloir enfoncer la position namienne une bonne fois pour toute car ses hurlements couvrent presque le chaos ambiant. Du coup notre lieutenant se sent pousser des ailes et lance l'assaut.
Soudain, je ressens à nouveau la vague de haine m'envahir. En regardant aussi au sud je vois arriver la sentinelle que nous avions croisée plus tôt dans la journée. La Nounou l'a vu aussi et ce cinglé se précipite au milieu du chemin. Trois tirs de multilaser lui passent pas loin de la couenne mais il lève son arme et tire sur la cabine. Le trait d'énergie du chargeur complet perce un trou bien circulaire en plein milieu de l'habitacle. Le pilote a du être touché car la sentinelle commence vaciller et finit par se fracasser sur un mur.

- Fera plus chier son monde celui-là, balance la nounou en repartant au pas de course.

Jamais vu une chance pareille et, ne trouvant rien à lui répondre pour une fois, je le suis en ouvrant le feu sur les derniers défenseurs sur le toit.
Ungern à fait sauté la porte d'entrée à grand coup d'explosif avant de faire déblayer le passage au lance-flammes. Les odeurs de promotheum et de chair calcinée viennent chatouiller nos narines. Âmes sensibles et délicates s'abstenir.
***
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Atorgael

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Re : [Nam Prioris] - Chapitre n°17
« Réponse #1 le: 26 Août 2009 à 22:22:58 »


Nos deux groupes se rejoignent enfin dans le bâtiment et je constate qu'on est au complet. J'en laisse rien paraître mais j'en suis soulagé comme Wedge et Biggs qui se refilent un bon coup d'épaule viril en guise de retrouvailles. Pas le temps pour les embrassades et pour se raconter nos voyages. Ungern et Cue se retrouvent pour faire le point avant de partir avec Murdock, Doky et Josh vers l'étage. Du coup on se retrouve avec le lieutenant pour se farcir les sous-sols. Wedge et Biggs vont rester pour couvrir notre unique voie de retraite.
Tout content de se retrouver à la tête du groupe, le lieutenant ne trouve rien de mieux que d'ouvrir la trappe qui mène aux niveaux inférieurs. Pour lui souhaiter la bienvenue, une rafale de tirs laser vient jaillir en un feu d'artifice mortel mais dans un réflexe dont je ne l'aurai jamais cru capable, il fait un bond en arrière et s'en sort sans une égratignure. Il laisse alors sa place à Vallenciaga qui balance une dose d'insecticide, ce qui ne manque de provoquer un concert de hurlements d'agonie. On accompagne tout ça de quelques tirs pour faire bonne mesure et laisser le temps aux odeurs de se dissiper un peu, ça va pas être joli à voir là-dessous.
On se fraye un chemin entre les corps calcinés de trois Namiens cuits à point, sûr qu'il n'y aura rien à récupérer ici. Aux pieds de quelques marches une petite porte dont le bois est bien entamé s'ouvre facilement sur une réserve de nourriture et d'armes, de quoi tenir des semaines, mais rien qui n'intéresse le lieutenant. On repart dans l'autre sens et c'est une nouvelle porte qui nous attend. Bishop s'en approche discrètement pour tenter de deviner ce qui cache derrière. Apparemment ils seraient deux selon les signes de notre éclaireur. Von Haussmann envoie La Nounou pour balancer la sauce mais alors que ce dernier se met en position, ce sont les Namiens qui ouvrent les hostilités et une rafale de gros calibre fait voler en éclat la porte, dispersant des morceaux dans toute la pièce. Bishop est touché au bras, Val à la jambe et la Nounou à l'épaule. Rien de grave, mais si on reste là comme ça on va finir par se prendre une balle.

- Flash, gueule alors La Nounou !

Et, joignant le geste à la parole, il balance une grenade aveuglante par l'ouverture, presque trop vite car on a à peine le temps de se protéger de l'éclair qui inonde la pièce des Namiens.
Étant le mieux placé, je fonce dans la salle en tirant comme un malade. C'est sûr que je touche rien mais c'est juste histoire de leur faire baisser la tête et de ne pas la relever trop vite. Le lieutenant arrive derrière moi et se lance à l'assaut de la position des Namiens et les descend de deux coup de pistolaser à bout portant avant de nous sortir une de ces dernière tirade.

- Voila comment on monte à l'assaut, maintenant suivez-moi !

Et sans s'occuper de savoir si on le suit, le voila entrain de cavaler au fond de la pièce où une nouvelle trappe ouverte nous attend bien gentiment.
Bishop et la Nounou nous rejoignent pendant que Val traîne la patte. La Nounou me glisse discrètement en passant :

- Laisse-moi avec lui trois minutes et j'le fait taire ce con.
- Ta gueule Nounou, on n’a pas fini, avance.

Bishop dit rien mais je sens qu'il approuve en silence.

- Val, tu restes là, tu sais ce que tu as faire si on remonte pas.
- Ok sergent.

On se retrouve tous avec le lieutenant devant la trappe ouverte. Bishop nous sort un petit tube genre périscope et se met à inspecter les lieux. Il nous trace rapidement le plan de la situation : une pièce de quinze par dix environ, six Namiens planqués et armés. L'un d'entre eux à une épée énergétique, il se trouve un peu en retrait sur la gauche.
J'affecte les cibles en me passant de l'avis de Von Haussmann qui, ne trouvant rien à y redire ferme sa tronche. L'attaque va se faire à la baïonnette sous couvert de fumigènes, dans cet espace confiné il n'y a guère d'autre possibilité même si ça va pas être coton.
Je dégoupille, je balance, quelques tirs commencent à arriver de manière désordonnée.
On se jette par l'ouverture et les choses sérieuses commencent. Les tirs fusent dans tous les sens, les cris de douleurs accompagnent les claquements secs des tirs de laser. Mon premier adversaire est bien là où il devait être, je l'embroche proprement. On est dans la première moitié de la pièce et, je sais pas pourquoi, ça m'a prit comme ça, je balance :

-Dead King, pour l'Empereur !

Et c'est avec des hurlements de bêtes que nous chargeons. Faut croire que ça a fait son petit effet car je sens un moment de flottement parmi les rangs adverses. on en profite et on fonce dans un bel ensemble selon ce que je peux en estimer.
Quatre pas plus loin je me retrouve à transpercer un autre ennemi encore tout surpris de se prendre une lame de trente dans le bide. Le temps de la retirer et de lui marcher dessus que je me retrouve en face du Namiens avec l'épée. Je me baisse pour éviter un coup de taille et je fais vite un pas de côté pour éviter son coup de retour de haut en bas. je suis accroupi et je tente de le planter mais son geste est plus rapide que le mien et je me retrouve avec une arme amputée de sa lame. Je suis mal. C'est alors que venu de nul part La Nounou se jette sur lui et lui balance un grand coup de crosse dans la tête. Son corps se ramollit et tombe sur le sol complètement sonné.

- Qu'est ce que tu foutais, j'ai failli attendre, que je lui balance un poil rassuré.
- J'avais des trucs à faire figure-toi, me répond-il avec un sale sourire.

Les combats sont terminés. Je fais les comte avec Bishop : 6 à 1, le lieutenant Von Haussmann vient de livrer son dernier combat pour l'Empereur. Qu'Il fasse de son âme ce qu'Il veut.
***
Ungern et les autres nous rejoignent à part Doky qui a du s'arrêter pour Vallenciaga. D'un rapide coup d'œil le commissaire évalue la situation.

- Au rapport sergent.
- Six Namiens tués et le lieutenant Von Haussmann monsieur.
- Je vois ça, comment est-ce arrivé ?
- Je ne saurai trop vous le dire monsieur, combat au corps à corps par visibilité quasi nulle, on y est allé au fumigène sinon on n'avait aucune chance. le lieutenant à approuvé la tactique avant de mener la charge.
- Très bien sergent, on en reparlera à la base. Pour le moment on évacue. Rassemblez vos hommes, on est pas sortis d'affaire.
- A vos ordres monsieur.

Je me dis qu'à cet instant je viens de sauver ma peau mais que ça a été juste.
On remonte tous pour retrouver les jumeaux pendant que Cue et Ungern fouillent ce qui reste dans les sous-sols. Josh me racontent leurs exploits, ils ont eu moins de résistance même si un bandage dans son cou m'indique que ça ne s'est pas fait sans une bonne baston : de celles dont on peut raconter la fin.
Ungern et Cue ont du trouver ce qu’ils cherchaient. On piège le bâtiment et on s'arrache ; ça va péter fort.
Wedge et Biggs ont passé un petit moment tranquille, ils n'ont rien vu d'inquiétant, juste entendu quelques coups de feu dans les collines au sud-est ; Gambit est toujours à l'œuvre, va falloir penser à le prendre en passant.
J'envoie Bishop devant suivi de Josh. Wedge et Biggs aident Val à avancer, du coup les frangins vont porter le lance-flammes à tour de rôle. Manquerait plus que ça crée des vocations tout ça. La Nounou a chargé le lieutenant sur ses épaules. C'était peut-être un connard de première, mais les Dead Kings ne laissent pas le corps d'un des leurs quand on peut faire autrement. Alors on le ramène.
Quand Cue et Ungern remontent, on est parés. La nuit est tombée et le voyage ne va pas être une partie de plaisir.
On repart par le nord, le chemin emprunté par le groupe du commissaire, c'est par là qu'on aura le plus de chance de tomber sur Gambit.
On a vite fit de sortir du village et on se fond au milieu de quelques feuillus avant de se retrouver dans les collines. Une gigantesque explosion vient résonner à nos oreilles, amplifiée par les alentours. Le poste d'observation n'est plus qu'un souvenir. Encore une mission menée à bien par la 3ème escouade.
Des tirs continuent de nous parvenir sur notre droite, un peu à l'écart de notre route. Gambit est toujours occupé et le commissaire ne parait pas vouloir aller le chercher. Je remonte à l'avant de la colonne pour me porter à sa hauteur.

- Monsieur, ai-je la permission d'aller chercher notre sniper, il ne tiendra plus très longtemps tout seul.
- Je ne peux pas prendre le risque de perdre du temps sergent, les speeders sont déjà en route.
- Un homme et moi monsieur.
- Nous ne vous attendrons par sergent.
- A vos ordres monsieur. Josh avec moi ! On va chercher Gambit.

La voie vers Gambit est facile à remonter dès qu'on a trouver le premier cadavre, une dizaines de corps nous montrent ainsi le chemin jusque pratiquement aux pieds du sniper. Sa dernière victime a tout de même réussi à le toucher d'un tir au flanc avant de se prendre un tir en pleine face à bout portant.

- Oh sergent, lance Gambit avant de tourner de l'œil.

On fait ce qu'on peut pour arrêter l'hémorragie et on essaye de le réveiller. Au bout de quelques minutes et après deux shoot il ouvre un œil puis le second. On le hisse sur nos épaules et on file au plus vite pour rattraper Ungern. S'agirait pas d'arriver en retard.
Par je ne sais quel miracle on les rattrape facilement au niveau de l'embranchement, j'ai comme le sentiment que certains ont traîné la patte plus que nécessaire quand je vois les sourires en coin de La Nounou et de Val. Braves gars que ceux de la 3ème, on sera peut-être jamais les meilleurs amis du monde mais je partirai avec personne d'autre au front pour sauver ma peau.
Le reste du parcours se fait à un train plus soutenu. Je crois entendre des groupes de poursuivants quelques part dans les bois mais on arrive sans encombre au point de rendez-vous au moment où les speeder arrivent aussi. Si c'est pas du timing ça !
On grimpe fissa et on décolle aussi sec, mais alors que je regarde le sol s'éloigner de nous à une vitesse qui devrait pas être permise, un groupe de Namiens jailli des fourrés et met en position un lance-missiles. Il n'y a qu'un tir et la visée n'a pas été parfaite parce que le missile explose à quelques mètres de l'autre speeder, celui du commissaire. Les échanges radio m'indiquent que ce n'est pas trop grave, qu'ils devraient pouvoir rejoindre la base mais à vitesse réduite. Notre engin, lui, n'attend pas le second tir et on file le plus vite possible.
***
Quand on atterrit sur le tarmac de la base, un comité d'accueil est déjà là. Je descends avec Josh, Doky, La Nounou, Gambit et le corps du lieutenant. On fait rapidement un petit débrief au capitaine de la 1ère Brigade. Je sens bien que de voir le corps d'un officier tout mort ne lui plaît pas plus que ça, mais je lui répète ce que j'ai dit au commissaire.

- Nous verrons cela plus tard sergent, une fois que le commissaire sera arrivé, me lance-t-il d'un ton plein de promesses dangereuses pour ma carrière.

Le commissaire, justement il arrive avec les autres dans un speeder qui passera pas la prochaine révision. Et ça ne manque pas, l'engin décide d'arrêter de voler à quelques mètres du bord de la piste et se crashe dans un nuage de fumées noires.
Depuis cette arrivée foireuse, l'adjudant Cue, le commissaire, Val et Murdock sont à l'hosto en train de se dorer la pilule. Leurs blessures vont de l'amputation pour le commissaire à un mal de tête carabiné pour Murdock. Wedges et Biggs s'en sont sortis sans rien. Ils sont avec les autres confinés dans les baraquements.
Et moi je poireaute en taule avec La Nounou et Bishop rapport au décès du lieutenant, en attendant que le commissaire ait pu donner sa version de la mission.
Le major est passé nous voir, il ne peut rien faire pour nous sortir de là. Pour lui non plus il n'y a pas de problème, Von Haussmann s'est fait tué héroïquement en menant une charge face à un ennemi supérieur en nombre, touché par une baïonnette en plein cœur et tombé pour l'Empereur. Moi aussi cette épitaphe me va bien, sauf qu'il y ajuste un truc sur lequel j'ai pas trop insisté devant le major, les Namiens n'avaient pas de baïonnettes.
Je savais que cette mission était pourrie, je le sentais depuis le départ.
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Re : [Nam Prioris] - Chapitre n°17
« Réponse #2 le: 26 Août 2009 à 22:25:31 »

Voilà donc le fameux chapitre écrit en 3 jours (et retapé en 8  :-\)
Ça doit être le plus long de la série, mais je me suis lâché.

A vous de donner vos impressions, je suis dispo pour répondre à vos interrogations, mais je ne suis pas sûr de vous donner des indications pour la suite  ;)

Dans l'attente de vos remarques éclairées et éclairantes.

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Re : [Nam Prioris] - Chapitre n°17
« Réponse #3 le: 28 Août 2009 à 23:51:36 »

Bon, je viens de finir de lire ce nouvel opus…

Je l’ai repris dès le départ, intro comprise, ça fais pas de mal.

Très sympathique dans l’ensemble avec un ‘parler bidasse’ bien retranscrit et des personnages dont on cerne facilement les personnalités. C’est fluide, ça se lit super vite bien que ça fasse quand même plus de dix pages sur Word et les nombreux clins d’œil humoristique qui jalonnent le récit sont efficaces (Surtout sur la chute).

Les tenants et aboutissants de la mort du lieutenant sont perceptible dès le début mais les indices, bien qu’évidents, ne gâchent pour autant pas la surprise finale.

Quelques (grosses) fautes néanmoins. Principalement sur la première partie et d’inattention je pense Quelques majuscules qui manquent aussi (FDP ou majuscule après un point)

Enfermé pour crime
Trois jours de marche et notre campement
Un petit commentaire pas piqué des hannetons
Petit conciliabule et on en décide ceci. Enfin, Ungern décide : (Je comprends ce que tu veux dire mais c’est maladroitement écrit)
Dead King… Ca serait pas Death Kings ? Les rois morts ou les rois de la mort ?

Enfin bref, ça ne nuit en rien à la qualité du récit.

La suite maintenant... Toi... Ou Baal... Ou Lothar... M'en fou... La suite...

 ;D
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Atorgael

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Re : [Nam Prioris] - Chapitre n°17
« Réponse #4 le: 29 Août 2009 à 10:15:07 »

Merci d'avoir repéré ces erreurs, je savais qu'il y en  avait, mais je n'arrivais plus à mettre l'oeil dessus.

La suite, oui bah, elle va arriver, sûr.  ;D
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