Voilà, ma participation...c'est assez court, et s'est du vite fait...mais je trouvais l'idée amusante. C'est du moins la première idée qui m'a frappé en voyant le dessin, en espérant que ça vous plaira...Bonne lecture :
« Quoi ? »
Tous me regardaient avec un air mauvais, comme si j’avais dis ou fait quelque chose de mal…Hors, je n’avais rien fait !
Quand les autres sortirent leurs armes, plus aucun son n’osa sortir de ma bouche. Andy, debout à ma gauche, dans son survêtement noir avait même dégainé son fusil d’assaut préféré. Je me demandais tout le temps comment il arrivait à transporter un si gros calibre sans se faire prendre. Max dit « la Gagne » avait posé son flingue sur la table avant de me lancer un regard à faire pâlir un doberman. Enfin, Roger s’était levé en même temps qu’Andy, et lui aussi se tenait prêt à me plomber.
Le silence avait envahit le bar, seuls les crissements émis par le verre qu’était en train de nettoyer le barman virent le perturber. Lui aussi, et le client au comptoir dont je ne me rappel jamais du nom, me regardaient de travers. A croire que j’avais offensé toute l’assemblée.
J’étais vraiment mal à l’aise.
Pourtant, quelques minutes plus tôt, nous jouions tranquillement au Poker. Max, qui portait bien son titre, avait comme à son habitude gagné l’ensemble de nos mises. Avant de fourrer tous les billets verts dans le sac de sport posé au pied de son fauteuil. Ce gars avait vraiment beaucoup de chance ! Son sac repartait tout les derniers Samedi du mois débordant de liasses.
Andy, Roger et moi-même menacions à chaque parties de ne plus jouer avec ce tricheur, mais comme c’est un bon pote, et qu’on a jamais eu de preuve qu’il trichait, nos menaces n’avaient jamais abouties. Il lui arrivait fréquemment de nous payer quelques verre pour nous dissuader de le lâcher.
Dans la situation où j’étais, je ne pense pas que quelques vers allaient y changer quoi que ce soit. Max se lève, en saisissant son flingue. Roger va lentement se placer à ses cotés. Ils s’alignent devant moi, leurs armes à la main. Les voilà qui me mettent tous en joue. Le barman se planque sous son comptoir tandis que le client…Mike ? Peu importe…laisse un billet et prend ses jambes à son cou.
Mon cœur s’emballe. J’ai horriblement chaud, mon front suinte. J’ai tellement peur que ma vision se brouille, la lumière des néons et des bougies devenant jaunâtre. La fumée des cigarettes de Max, ainsi que mon incapacité à reprendre mon calme rendent ma respiration bruyante et pénible, mais rapide pourtant, sans doute l’adrénaline. Les pulsations cardiaques sont à présent si puissantes que je sens le sang frapper contre mes tempes, me donnant le tournis.
Je ferme les yeux…Prêt à mourir, sans savoir pourquoi. Qu’aurais-je bien pu faire pour les énerver à ce point ? Je pensais qu’on était potes pourtant…J’attends alors l’instant fatidique, sans me poser d’autre question, juste « pourquoi ? »
J’attends…
J’attends, puis, je les entends rire. Je rouvre les yeux, et je les vois pliés de rire. Roger est même obliger de se cramponner à Max pour ne pas tomber. Le barman passe doucement la tête au-dessus du comptoir, pour admirer la scène.
« Mais qu’est-ce qui vous a prit les gars ? » Leur demandai-je interloqué.
Après avoir reprit son souffle, Andy me lança avant de se remettre à s’esclaffer :
« On sait maintenant pourquoi on t’appelle Gaz-Gaz ! »
Je restai pensif quelques secondes…avant de m’exclamer :
« Putain de cassoulet ! »