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Auteur Sujet: Corrections du C33 : Texte 40k (Flesh Tearers)  (Lu 771 fois)

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- Von Luckner -

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Corrections du C33 : Texte 40k (Flesh Tearers)
« le: 10 Septembre 2010 à 14:19:09 »

INTRODUCTION / CANEVA :

Pourquoi?.. mais qu'est-ce qui t'arrives?
Ci-après le texte corrigé de l'original du challenge 33, et mon 1er essai à ce genre d'exercice.
- une 7ème place mérité, et il y avait outre le splendide hors sujet beaucoup trop de choses qui n'allaient pas
- je ne sais pas si on peut tout simplement encore sauver l'idée du début 1 peu "too much", mais j'ai pris en compte les remarques et cette version corrigée n'est là que pour m'excuser de ne pas savoir lire (le sujet ;D) et écrire (de manière lisible), et pratiquer le "comment améliorer" son score
- j'ai la critique facile, voyons ce que ca donne de l'autre côté
- Nan, je n'ai aucune intention de le faire systématiquement, "je teste"... ^^

Ca parle de ...quoi? (pour ceux qui connaitraient peu 40k)
1 point de background de cette armée qui m'a intrigué (cf  INDEX ASTARTES II) :
- après la bataille de Terra, victoire à la Pyrrus aboutissant à la quasi mort de l'Empereur-guide de l'humanité et au massacre de leur Général-primarque par des démons et des possédés au service du Chaos (le mal suprème), cette armée (Flesh Tearers) qui fonctionne comme 1 espèce d'ordre de moines combattants, s'enferme dans 3000 ans de croisade à bord d'une flotte itinérante pour venger leurs morts, et leur honte de n'avoir pas mieux rempli leur rôle. Des siècles + tard, ils découvrent 1 jour 1 planète isolé qui se révèle être comme la Terre durant la préhistoire, mais en plus 'sale'.
- appliquant les seules techniques de la guerre, leurs investigations tournent à la débacle : ils commencent par se faire massacrer par une miriade de prédateurs, des plus géants (dinosaurs, insectes à la Starship troopers) aux plus petits (insectes, plantes empoisonées, etc)
- le Seigneur d'alors de cette armée, Amit (je ne l'ai pas inventé), fou de rage, déclenche des chasses gargantuesques contre toute la faune, dignes de leur légendaire soif de carnage qui les obsède depuis leur participation à la bataille de Terra et cache une malédiction appelée la "Rage Noire", traumatisme génétique qui submerge le combattant d'1 folie meurtière d'où il ne reviendra plus (à l'époque encore à l'état latent)

- Ils trouvent cependant au milieu de la jungle des tribus "humaines", des survivants d'une ancienne colonie Terrane retournés à l'age primitif, mais parfaitements adaptés aux conditions de vie infernales de cette planète. Sans que l'on s'explique comment, ils décident de s'installer définitivement sur cette planète qu'ils baptisent : Cretacia, et de choisir leurs nouvelles recrues parmis ces tribus de primitifs sans même changer leur mode de vie.
- des millénaires plus tard, on retrouve cette armée-chapitre décimée par la Rage Noire et en voie d'extinction (de 10->4 compagnies), trop de combattants rendus déments par les guerres de l'Imperium terriblement voraces en hommes et munitions, les malheureux survivants à sont enmurés à vie dans la "Tour des Damnés"
- Mais les descendants des hommes d'Amit sont bels et bien devenus les exemples vivants de cette fusion entre 2 opposés :
les "cromagnons", et les fils génétiques de Sanguinius (ouais, bon, pas si éloignés en fait  ;D)


Idée de départ du texte :
- Les Flesh Tearers sont des descendants de Sanguinius (l'Ange) mutant génétique réplique de l'Ange Gabriel de la bible (avec les ailes svp), créé par l'Empereur comme chef de guerre à partir d'une partie de lui-même, et père génétique de la légion "père" des Flesh Tearers : les 'Blood Angels'
- Ces Blood Angels sont réputés pour être des esthètes empreints de noblesse et pratiquant les arts (à la manière des vampires 'Toreadors') incarnation de Sanguinius
Questions =
- comment des soit-disant esthètes hantés par une soif de carnage ont-ils pu choisir de s'installer dans 1 tel bourbier?
- Amit, leur chef, n'est-il pas devenu fou à force de massacres à grande échelle sur ce paradis des monstres ?
- quels liens ont-ils tissé avec ses habitants au savoir animiste et plus proche de la nature?

- Amit a organisé des "Grandes Chasses" (on en sait pas bien +) qui devinrent 1 des traditions du chapitre,
on peut imaginer que comme les officiers historiques de chaque armée Space Marine,
il ai laissé 1 ouvrage de liturgies que j'ai "mélangé" au concept du "Livre de Chasse" (très lointaine image quand-même..) de Gaston Phebus,
traité de chasse d'un Comte du moyen âge FR connu pour ses scènes de chasse enluminées et son texte technique formulé de manière poétique.


PS : ne cherchez pas, je suis nul en latin : c'était juste pour tenter de rendre la longueur plus digeste..
« Modifié: 04 Décembre 2010 à 18:34:21 par - Von Luckner - »
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- Von Luckner -

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Re : Corrections du C33 : Texte 40k (Flesh Tearers)
« Réponse #1 le: 10 Septembre 2010 à 14:23:18 »

Challenge d’écriture 33 : La « bête »


Imposant le silence en lui-même, il ouvrit lentement les pages de sa mémoire comme on soulève le couvercle d’un vieux codex,
puis s’attarda le long des passages familiers de l’antique « Livre des Chasses » du Seigneur Amit.
Après un moment, il brisa enfin le calme surnaturel qui s’était installé autour d’eux pour lire à haute voix ;
une voix basse et lointaine,
forgée dans les cathédrales et d’au dessus le visage des morts :


« REX DOMINE »

« Tu le vois sans trône et sans demeure, et pourtant, il est roi.

Il est le rugissement sinistre qui transperce les brumes,
et dans cet océan de jungles sans fin et sur cette vie grouillante,
tu entendras le jour et la nuit son cri surgir et retentir, partout vainqueur.
C’est là : au milieu du concert frénétique de cette nature prise de démence
qu’il règne et domine,
car il incarne son royaume et ses lois.

Ses foulées résonnent comme le glas des nations, comme la mort qui s’avance,
quand ses pas lourds s’enfoncent et se referment dans la terre comme si
ses énormes serres noueuses cherchaient à en arracher la peau.

Il est un prédateur au banquet des dieux,
choisissant parmi des sujets par millions ses proies en holocauste
pour y plonger sa gueule gigantesque qu’il ouvrira, telle la porte des enfers,
et refermera d’un claquement sourd,
sans appel, sans espoir. »


« AGMEN INIS »

« Comme un roi tu le verras parcourir ses terres.

Lorsqu’il marche, le monde entier tremble et s’écarte à son passage :

La forêt ploie dans une révérence de douleur ;
ses lianes plient, ses branches cassent, ses troncs s’abattent avec zèle ;
et des foules d’oiseaux colorés, d’insectes grouillants et de singes jacassant se déploient au devant de lui
pour annoncer son triomphe, comme l’avant-garde qui porte sa livrée ;
un blason que tu connais bien : La terreur. »


« INFERNA TETIGIT »

« Car la terreur est ton ombre et ton frère sur ce monde,
et tu respires avec elle chaque instant de la naissance à la mort,
tel l'enfant dans le corps de la mer-Jungle ;
tel le puma de nuit ou le cobra-liane qui punissent les fautes du chasseur.

Mais parviendras-tu à contempler la mort qui s’avance, et sauver ton âme ?

Quand l’odeur de sa chair puante saccagera la fraicheur du matin ou la quiétude du soir,
quand l’écho de ses pas écrasera ton cœur, et empêchera tes yeux de se fermer ?

La terre hurlera sous ses pas, les arbres s’effondreront comme des soldats vaincus,
et au milieu de la forêt qui s’écroule paniquée et fuyant de tous côtés,  Il apparaîtra …

Lui, cette montagne de chair, fumante comme un volcan ;
lui, ce magma de muscles roulant et grondant sous cette carapace rugueuse comme l’écorce des arbres ;
lui, gorgé de torrents de sang bouillonnant et d’un chaos d’organes ;
lui, qui brûle comme la Rage la plus pure, comme la lave toujours prête à jaillir et à dévaster nos camps.

Regarde-le qui pose la braise de ses yeux sur toi, en toi :

Deux puits profonds comme les âges, enfoncés dans la tête d’un démon.

Prend garde... il a vu les battements de ton cœur depuis un autre monde, et t’invite à son festin.
Prend garde : Bientôt il ouvrira sa gueule et relèvera les murailles déchiquetés de ses crocs sans nombre,
pour découvrir au-delà, le puits sans fonds des abysses, où tout espoir se meurt ;

où tu périras étouffé, écrasé par le rugissement sans fin des enfers, l’écho sanglant des jungles de ce monde. »


« COR UNUM ET ANIMA »

« Lorsqu’il chargera vers toi, soit en sûr, plus rien d’autre n’existera au monde,
que cette montagne qui s’abat sur ta vie, que ce volcan en éruption,
que cette chaleur suffocante qui s’empare de tous tes sens,
que cette gueule béante qui plonge pour t’engloutir.

Mais prend garde, surtout, que bien avant ton dernier souffle, tu ne connaisses une autre mort :

Quand les puits rouges de ses yeux hurleront en chœur avec la fournaise de sa gorge immonde,
et planteront leurs fers dans ton la chair de ton âme ; et qu’alors, tu contempleras :

La cruauté, la bestialité, l’horreur des lois qui partout règnent sur cet univers et dans l’autre ;
cette vérité noire qui anéantit ta part d’homme, et te tire dans les ombres avec les bêtes.

Car ces puits rouges te fixeront depuis un royaume lointain, au-delà des ombres,
depuis le fond des âges et du temps, où aucune âme n’a jamais brillé.

Il est le roi et il arrachera ta chair et ta peau, broiera tes os et boira ton sang, dissoudra ta tête et ton cœur dans ses organes,

mais c'est sur ton âme en vérité, qu'il festoiera. »


« PLURIMA MORTIS IMAGO »

« Écoute, enfant des forêts, fils des hommes,
écoute l’autre vérité que le roi porte en lui, et choisi ton chemin :

Car viendra un temps où son rôle s’achève; lorsque les sillons de ses marches se troublent,
lorsque les pistes des chasseurs se rejoignent, lorsque le roi, repu de carnages,
prend le chemin des ombres et accepte la mort :
car il est dit que sur sa tombe surgira un nouveau roi.

Qui prendra sa place ? qui mangera sa force et prendra son sang en baptême ?

Un autre démon, Un, parmi les monstres ?  Un autre miroir brisé de ce monde ?
Ou toi qui marche sans peur parmi les ombres;

toi à qui ton Dieu t’a prêté la force de plonger ton regard dans le sien,
de plonger ton regard dans la Grande Nuit, de survivre loin des tiens dans le vide entre les étoiles,
à travers les milliers de crocs de la mer-jungle, dans le noir entre les étoiles,
et de revenir vainqueur parmi les hommes ? »


« NON ABYSSA ME VORANGO »

« Si ton cœur brûle d’une vrai foi, tu marcheras dans ses pas, et tu vaincras.

Regarde-le encore qui te fixe, masse énorme de muscles et de crocs,
promesse de mort, de rage et de souffrance :
son souffle de forge ralenti, sa gorge se noie lentement dans son sang,
et pourtant il n'a jamais connu la peur.

A-t-il été vaincu par nos lances ? par le feu?
A-t-il été vaincu par nos pièges, la rage ou la soif de vengeance ?

Ou nous a-t-il seulement choisis comme successeur, pour mourir et renaitre encore ?

Plonge ton regard dans celui de la bête,
plonge dans ces braises sans âme et sent cette brûlure dans ton sang, ce souffle glacé sur ton cœur :

Ici se croisent les destins, la vie et le vide, le noir du ciel et la lumière des étoiles ;
ici ta rage prend son armure, ta colère son arôme, ta haine toute sa joie, et tes serments son acier ;

Car qui contemple les abîmes de l’univers ne trouvera que lui-même,
et tu partageras toi aussi la force et le destin des rois de ce monde… »


[……]



          Les flambeaux portés haut par la phalange illuminaient le demi-cercle
formé par les 23 novices survivants de la chasse ; spectres rouges dans une nuit
noire, sans lune et sans étoiles.

Leur corps et leur carapace noire étaient encore recouverts des signes et des
peintures rituelles de la « Longue Marche », ces trois mois de chasse rituelles
qui clôturait leur formation. A leurs peintures se mélangaient des blessures
sanglantes d’où surgissaient encore par endroits les ailes d’aigles de leurs
tatouages. Un an à peine s’était écoulé depuis qu’ils avaient été choisis parmi les
jungles et leur tribus, à peine un an après avoir tant appris sur l’univers et sur les
mystères du peuples des étoiles. Pourtant à cet instant encore,
chacun reconnaissait, même reformulées, même adoucies par les vocales érudites du haut-gothique :
les paroles du chamane étaient comme l'écho des paroles ancestrales
de leurs chamanes, le rituel des chasseurs pour qu’ils trouvent le chemin
et l’esprit de leurs proies, sans être engloutis par le dieu-Forêt ou le Grand Vide,
des notions à présent …  « hérétiques ».

          Le regard ferme et recueilli, tenant encore leurs armes sur lesquelles séchait un
sang noir et gluant, ils fixaient en silence la silhouette immobile et étrangement calme
de leur nouveau « chamane », totalement dominée par la masse monstrueuse
du Carnausor abattu et sa longue agonie.

          Au centre du demi-cercle, accroupi devant la tête du saurien,
le chapelain Aaron acheva sa prière.
Quelques minutes encore après que la dernière lueur ait quitté les yeux du monstre,
il demeura immobile, méditant sur l’agonie de leur proie morte, oui morte, et qui pourtant
semblait toujours lui sourire de son rictus énorme et cauchemardesque, noyé dans une foison
de crocs et de sang. « Combien en restaient-ils encore ? » se demanda-t-il,
« Combien depuis les premières Grandes Chasses d’Amit, depuis que son chapitre avait mêlé
il y a 6000 ans son sang et son destin à celui de cet enfer vert ? Combien de fois ces paroles
avaient été prononcées, et qui les avaient vraiment écrites ? qui pouvait encore évoquer l’arrivée
des guerriers de l'Empereur, leur rencontre avec les tribus d’hommes ayant survécu dans les jungles,
et quels pactes avaient été scellés, quels secrets avaient été échangés ? »

Il se releva lentement comme sortant d’un rêve, et tourna son regard sans paupières, enfoncés
dans un visage sans lèvres, vers les novices fraichement promus qui bientôt marcheraient à leur tour
parmis les étoiles dans les armées du chapitre vers d’autres batailles.

Le visage du chapelain ne portait aucun masque rituel pour rappeler son office,
car il n'en avais besoin d'aucun.
Un caneva de brûlures et de cicatrices arpentaient sa peau et dessinaient les contours massifs
de son crâne où s'encastrait une mâchoire torturée et carnassière, qui auraient pu faire croire
qu’une nouvelle race de sauriens s’étaient levée des brumes de Cretacia. Seul le miracle
de sa voix forte et claire sortant de sa gorge intacte rappelait à tous qu’il était
encore parmi les vivants.

          Aaron était satisfait : tous les nouveaux initiés aviaent passé dignement l’épreuve :
morts sans un cri dans la gueule des bêtes, ou survivants de ces mois de chasses sanglantes,
jour après nuit en plein cœur de la jungle ; tuant avec la colère de l’Ange mais restés maîtres
de son « Don».

Ils avaient retrouvé il y a un mois les traces d’un Carnausor-Rex, un prédateur de légende,
le plus grand et le plus craint de toute cette mer de jungles. À travers les milles poisons
grouillants des arbres et de la terre, ils avaient tendu leurs pièges, et poursuivis des jours
durant cette montagne blessée jusqu’à lui porter le coup fatal. Il était devenu très rare
qu’un tel monstre daigne se montrer aux chasseurs, peut-être une fois par siècle, et
Aaron se demanda encore si la légende disait vrai ; si la bête choisissait ses bourreaux.

Il leva au ciel ses yeux brulés par les siècles et l’air de milliers de batailles et qui ne se fermeraient plus,
puis les plongea dans le regard de chacun d’entre eux, et lu dans leur cœur, les pas du Roi.
Il lu également leurs pensées derrière leurs masques de chair...
La légende de ses blessures de chasse ou de guerre ne suffisait pas. Les murailles de la forteresse murmuraient;
prétendant qu’Aaron avait perdu son âme depuis longtemps;que c'est en découvrant les premières
« brûlures de la guerre » sur les autres et lui-même qu’il avait renoncé à jamais à sa part d’humanité.
Oseront-ils le jetter un jour dans la Tour des Damnés ?
Il connaissait cette Tour; trop souvent y-avait-il enmené ses propres frères enchaînés, devenus par les guerres de l'Empereur des fous, des bêtes, de véritables démons ayant succombé à la malédiction du sang de l’Ange.
L'anomalie, la malédiction.

Le chapelain avait appri en trois siècles à la contempler: ce trouble familier mêlée de fièvre,
sur le visage de ses frères d'arme ; comme un miroir de leur âme, comme le visage du destin.
Il sourit en lui-même :

« Tous je vous verrais grandir. Oui, je verrais accrocher vos médailles et vos hontes,
couler vos dégouts et vos joies, trembler vos espoirs et vos peines, et jusqu’aux pas de l’Ange Lui-même,
dans la folie et la mort qui nous attend tous, je contemplerai encore dans vos yeux mourants,
ma patrie et mon sang. »

Puis, se tournant à nouveau vers le cadavre du Carnausor-Rex :
« Un jour, oui, tous nous te suivrons. » pensa-t-il encore pour lui-même.
« Mais jusqu’à ce jour, nous marcherons dans cette vie comme les rois de jadis,
et dans la mort nous souriront nous aussi, victorieux au dessus de l’Abîme. »
Finalement, Aaron prit la parole :

   «  - Nos frères sont en route pour emporter la bête et ajouter notre trophée à la 'Porte des Rois' de la forteresse,
et préparer sa viande pour notre festin ! Voilà encore 3 heures avant leur arrivée, mes frères, et bientôt l'aube.
Fils de l’Ange…, un roi gît vaincu à nos pieds et la jungle a joint son deuil à nos prières. Mais à présent ses équarisseurs
sont en route et réclament sa dépouille ; »
(levant une courte hache double en silex gravé d'aigles contre son épaulière noire et os)

   « - Laisserons-nous la forêt s'accaparer notre proie…? (un sourire féroce s’éveilla dans le regard des novices)…
...ou festoierons-nous ce soir sur l’âme d’un Roi ! »


     À ces paroles, le vacarme de la jungle reprit progressivement ses droits, auquel s'ajouta le murmure de dizaines de créatures grouillantes
et rempantes, sifflantes et grondantes, leur parvinrent des lisières de la clairière qui s'illuminait lentement;
les chaudes lueurs du soleil perçant les brumes du matin.

     Aaron se retourna vers l’odeur, étouffante à présent, du sang et de la viande pourrissante, et contempla figé,
la vision de son propre destin.
« Modifié: 07 Mars 2011 à 21:44:59 par - Von Luckner - »
IP archivée
"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter" (Kant)
"Les singes sont trop bons pour que l'homme puisse en descendre." (Nietzsche)
Cricket sauve le monde
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