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Auteur Sujet: Dalokay I - La Trahison de l'Oribal  (Lu 3368 fois)

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Tano Heefa27

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« le: 20 Août 2006 à 18:51:34 »

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La Trahison de l'Oribal


PROLOGUE

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Une immensité noire, parsemée de points blancs sans vie apparente.

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'un de ces points blancs semble immense comparé aux autres, en raison de sa proximité toute relative. C'est en fait une étoile, un soleil, qui est même assez analogue à celui qui a vu naître les Hommes.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le disque blanc, vu d'ici, n'est pas immaculé: on y distingue de petites taches, qui sont en fait les silhouettes d'astres artificiels interposés entre les spectateurs et cette source de lumière. Des vaisseaux spatiaux. Leurs structures de plusieurs centaines de mètres de long paraissent bien insignifiantes, mais pas encore autant que celles des minuscules appareils, rassemblés par essaims, qui les entourent.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ils sont en attente, dérivant lentement. Dans leurs flancs, pourtant, des ordres sont aboyés, la frénésie règne. Des milliers d'esclaves s'emploient à réparer et remplacer des systèmes défaillants du fait de leur âge, affaiblis par des réparations maladroites.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La dérive contrôlée répartit lentement l'armada sur une zone de déploiement prédéfinie, en vue d'une contre-offensive imminente.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'excitation atteint son paroxysme lorsqu'une faille dans la normalité se dessine, d'abord petite tache à la teinte laiteuse insignifiante, atteignant rapidement les dizaines de kilomètres de diamètre. La faille prend de l'ampleur, une teinte noir rougeâtre, puis vomit son flot d'ennemis.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Des masses colossales hérissées d'armes, blindées par d'épaisses plaques. De nombreuses silhouettes titanesques, monstrueuses, avides de destruction et répandant une aura malsaine, couvertes d'appendices tranchants.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Aux yeux immenses lentement désopacifiés, de la taille de petites villes, qui réapprennent avec lenteur à réfléchir la lumière stellaire, rouge sombre comme le sang qu'ils ont vu couler et qui coagule incommensurablement loin derrière eux.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'avant-garde de la Flotte Ruche Baël, fraction de Kraken, fonce vers ses nouvelles proies.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les drones, biovaisseaux de reconnaissance, identifient et marquent d'abord l'ennemi avant de se faire détruire lentement par l'adversaire, qui vient d'ouvrir le feu.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais ces pertes sont utiles, et l'Esprit Collectif Tyranide reconnaît rapidement son ennemi, ce qui lui permet d’opposer une réponse appropriée: dans les entrailles insondables et obscures des plus grands biovaisseaux, des processus chimiques complexes sont mis en branle. Des cocons prennent formes dans d'immenses macro-utérus, chacun renfermant de minuscules choses vivantes qui grandissent rapidement, aux carapaces dures, aux griffes acérées, et aux venins mortels. Pendant ce temps, les plaques de chitine densifiée, faisant déjà plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur, sont renforcées, fortifiant encore davantage les forteresses biologiques.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] De plus en plus insensible, l'avant-garde avance inexorablement bien qu'avec lenteur vers les vaisseaux FDP Humains.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ceux-ci sont encore à distance et continuent de tirer, malgré la courte portée de leurs canons, ce qui n’est bientôt plus un problème. Des rayons d'énergie strient le vide obscur, aux côtés de missiles plus lents, dans le silence cryogénique. Pendant ce temps, des escadrilles de chasseurs se déploient sur des trajectoires d'interception pour protéger leurs vaisseaux-mères, laissant aux bombardiers le soin de s'approcher dangereusement de l'ennemi pour lui faire subir le plus de dégâts possible.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les Humains ont pour ordre de se battre jusqu'au dernier.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] En face, l'ennemi supérieur en nombre continue sa progression. La plupart des bombardiers se heurtent à des projections de spores explosifs à biofusion, qui du fait de leur nombre massacrent la plupart des pilotes. Ceux qui parviennent à vivre assez longtemps causent peu de dégâts.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les rayons et les missiles ont plus de succès. Les projectiles heurtent parfois les spores assez près de leur émetteur pour que leurs explosions endommagent légèrement les Tyranides. L'énergie quant à elle ouvre des plaies béantes dans la chitine, exposant les entrailles des vaisseaux vivants au froid du vide. Mais ces blessures restent infimes. Et lorsqu'un béhémoth biologique se coupe en deux sous l'effet d'explosions internes, suivi peu après dans la mort par un autre, touché au cerveau, les Tyranides sont à distance d'abordage des vaisseaux humains.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Rien n'arrête alors les monstres, pas même les champs énergétiques protégeant les vaisseaux de métal: les Tyranides sont trop lents pour qu'ils aient un effet visible sur eux. De gigantesques bras munis de pinces agrippent des sections entières des nefs humaines, tandis que d’immenses tentacules creux d'abordage tâtonnent les coques à la recherche de sas à percer.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La défaite humaine semble totale. Aucun des vaisseaux, trop occupés à verrouiller l'ennemi, ne parvient à fuir assez vite pour échapper à l'abordage, malgré des manoeuvres d'évitement, contrées par des tirs de biotorpilles.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les nefs humaines sont lentement disloquées par les effets conjugués de tentacules constricteurs et des bras munis de pinces, tandis que des nuées de créatures pénètrent les coursives des navires meurtris au moyen des tentacules creux d'abordage.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La résistance des équipages est désespérée et perdue d'avance: pour des vaisseaux de même taille en moyenne, les Tyranides emportent cent fois plus de soldats que leurs homologues humains. Ici, en plus, ils sont supérieurs en nombre de vaisseaux. Et leur flotte comporte des biocroiseurs qui font deux fois la taille et la puissance des frégates adverses.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le carnage est total.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La blessure infligée à la normalité, restée ouverte, se met alors à poursuivre sa croissance.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les trois quarts restants de la Flotte Ruche viennent rattraper l'avant-garde, et une fois cette dernière repue des épaves ennemies et amies, l'essaim en entier continue sa progression vers l'étoile. Ou plutôt vers les mondes intérieurs de son système, commençant une longue accélération qui devra se poursuivre des dizaines d'heures durant.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Quarante biovaisseaux obscurcissent alors le disque de lumière blanche.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais la faille warp, en rétrécissant, crache encore un flot de silhouettes, plus effilées celles-là, avant de disparaître.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La Flotte Ruche est suivie, et ce, depuis son attaque du Système de Ja'rad, par cinq vaisseaux du Chapitre de la Ja'rad Guard, et par quinze de la Flotte Impériale, soit la quasi-intégralité des vaisseaux de guerre du Secteur Frontier. La Barge de Bataille Emperor's Lightning, escortée par quatre croiseurs d'attaque aux silhouettes de poissons prédateurs, suivie par trois Groupes de Combat impériaux dont un de soutien, du nom d'Aleph -composé de quatre destroyers de Classe Cobra et d'un croiseur de Classe Dictator, l'Oribal.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La bataille qui s'ensuit est édifiante, à beaucoup d'égards. L'Esprit de la Ruche, dans son omniscience, devait savoir qu'une poursuite avait été engagée pour stopper Baël, mais sans doute les vaisseaux composant la Flotte Ruche, après le jeûne imposé par leur défaite dans le Système de Ja'rad, suivaient-ils pour la plupart leur instinct premier: se nourrir au détriment de tout autre paramètre, échappant ainsi au contrôle du Grand Collectif.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Dès l'émersion, le Maître de Flotte Tano Heefa, de la Ja'rad Guard, ayant pris le commandement de la force de poursuite, ordonne à tous les thunderhawks furtifs de sa flotte de décoller pour une attaque massive des systèmes nerveux des vaisseaux ruches commandant l'adversaire. Il demande le soutien des appareils d'attaque impériaux dans cette opération primordiale, qu'il obtient pleinement sous la forme de tous les chasseurs et bombardiers de l'Oribal.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Alors que les appareils d'attaque disparaissent dans le vide pour atteindre leurs objectifs, laissant derrière eux des baies de lancement fébriles, Heefa demande le bombardement des flancs de la Flotte Ruche, où se trouvent les biovaisseaux les plus petits et les plus aptes à un volte-face rapide lorsque les Tyranides commenceraient à réagir à la présence impériale.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] C’est cette fois ses tubes lance-torpilles que l'Oribal vide, en même temps que le reste du Groupe Aleph, sur des trajectoires devant couper court aux réactions tyranides immédiates, pendant que le Croiseur de Combat de Classe Mars Holy Bataan -Vaisseau Amiral de la Flotte Frontier- fait parler ses batteries d'artillerie dorsales sur les plus petites cibles, tout en combinant ses tirs de canon nova à ceux de l'Ulhan's Vengeance -Croiseur de Classe Dominator. Les tirs croisés dévastateurs désintègrent la plupart des biofrégates.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Au même moment, les chasseurs et bombardiers de l'Oribal attaquent héroïquement au coeur de la Flotte Ruche, désemparant deux biocroiseurs, aux prix de lourdes pertes, ce qui a l'effet escompté -à savoir, découvrir les deux vaisseaux ruches commandant l'armada de leurs biochasseurs-, permettant un abordage massif du couple des biovaisseaux amiraux de la part des six thunderhawks de l'Emperor's Lightning. Trois thunderhawks, emportant la moitié de la Première Compagnie de la Ja'rad Guard, se fixent sur chacune des deux cibles, évitant les spores de protections ou les détruisant, grâce à leurs pilotes et artilleurs d'élites. Cinq Terminators et quarante Raiders (troupes standards du Chapitre) Ultra Vétérans investissent chacun des deux systèmes nerveux, et l'on dira plus tard que Teril Huan en personne, le Maître de Ja'rad, fit partie de la première force d'assaut, s’attaquant au plus imposant des deux vaisseaux ruches.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Se frayant un chemin en se couvrant de sang ennemi dans les entrailles des deux colossales créatures synapses, les Surhommes, évitant des milliers de Tyranides s'éveillant lentement, qu'ils parviennent à contenir grâce à l'étroitesse des canaux sanguins et de complexes pièges, font ce que peu voire aucun de Ses Serviteur n’ont fait avant eux: ils progressent jusqu'aux coeurs des cerveaux titanesques, hachent les connections nerveuses principales, et minent à grand renfort de bombes à fusion thermonucléaires lourdes les biorelais psychiques, parvenant ensuite à s'enfuir de justesse.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Seul un escadron de chasseurs de l'Oribal survit à l'opération, ainsi que six des vingt thunderhawks furtifs y participant, mais les deux attaques combinées –celle d’abordage et celle de bombardement longue-portée, s’entend- portent leurs fruits, et non seulement l'ennemi est réduit aux mêmes forces que les Impériaux, mais en plus son commandement est mort.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Avant même d'avoir réellement pu réagir à leur présence, les Tyranides sont mis en déroute par les Impériaux.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'Engagement Tyranide de Modaar -tel sera le nom de cette bataille- est ensuite une victoire presque éclatante pour l'Imperium. La flotte Ja'rad Guard accélère pendant le très lent volte-face Tyranide, fait feu sur les lourds vaisseaux vivants encore de dos lorsqu’elle arrive à portée, puis réaccélére pour plonger au centre de la Flotte Ruche.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les intentions d'Heefa ne deviennent claires qu'au dernier moment: l'Emperor's Lightning, ainsi que trois des croiseurs d'attaque, éperonnent chacun un biocroiseur qui meurt sous le choc, se divisant en deux fragments titanesques laissant fuir des entrailles gelées et des dizaines de milliers de corps d'occupants microscopiques en comparaison. Le croiseur qui rate son éperonnage se retrouve devant la bio-armada et est sévèrement endommagé, mais pas détruit.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La bataille prend fin lorsque les Tyranides tentent à nouveau de fuir par le Warp, mais sont confrontés au mur de feu de la Flotte Frontier: les douze biocroiseurs survivants sont finalement désemparés puis détruits alors qu'ils essayent vainement de fracturer la tenaille impériale, détruisant cependant une partie du Groupe de Combat Ayin. De lourdes pertes qui ne seront hélas pas les seules.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] En effet, alors qu'il est appelé en soutien rapproché, l'Oribal tourne brusquement ses batteries d'armes vers son escorte de destroyers de Classe Cobra, pivote lentement, puis accélère, pour replonger dans l'Empyrean quelques heures plus tard.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Après s'être comporté normalement pendant une bataille de plus de cinquante et une heures.

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] - Nous y voilà, fit enfin une voix froide et sèche.

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] * * *

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ja'rad

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Une petite sphère orbitant avec une quinzaine d'autres autour d'une plus grosse. Cette dernière atteignant près de trente fois sa taille, zébrée de rayures irrégulières et parfois tourbillonnantes, oranges et bleues, expressions de son atmosphère tourmentée.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ja'rad. Une petite lune bistre avec, s'enroulant autour de son équateur, une épaisse bande verte, dénonçant une végétation luxuriante parsemée de mers primitives, séparant deux hémisphères désolées parcourues de vents violents naissant sur l'équateur. Ses territoires polaires sont couverts d'épaisses glaces éternelles.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'Imperium multimillénaire de la Race des Hommes y est représenté, bien que de façon très peu conventionnelle, par la Ja'rad Guard, mystérieux Chapitre de l'Adeptus Astartes ayant établi sa titanesque forteresse au coeur de la non moins immense et moderne ville fortifiée de Ja'radesh. Cité où une enclave accueillant l'administration impériale, bien délimitée, est instaurée. Une population citadine très dense et nombreuse classe ce monde dans la catégorie « Civilisés ».
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les usines des villes les plus modernes, toutes accolées à l'équateur, tournent à temps plein, chargées entre autres de fournir en matières premières les immenses docks spatiaux qui orbitent autour de la lune. Ceux-ci, en plus d'accueillir la Flotte Ja'rad Guard -forte d'une trentaine de vaisseaux-, doivent abriter et entretenir la Flotte Frontier, chargée de maintenir la cohésion de tout un Secteur de l'Imperium.

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] En son orbite, ce jour-là pourtant, nul n'était attentif à son ésotérique beauté, pourtant toute proche.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Encore moins étaient ceux réunis dans la salle de réunion d'état-major de la Flotte qui avaient pour préoccupation une quelconque esthétique. Aujourd'hui, les Commissaires y jugeaient une affaire grave.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le Commissaire de Flotte, troisième homme le plus important à bord du Croiseur de Combat de Classe Mars Holy Bataan, secondant le Seigneur Amiral du Secteur en personne, le visage assombri par son képi et déformé par un implant cybernétique remplaçant son oeil gauche, venait de faire un arrêt sur image de la projection holographique. Celle-ci emplissait les trois quarts de la pièce circulaire renfermant d'inconfortables gradins en plastobéton, parfois adoucis de sièges réservés aux dignitaires en uniformes noirs.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Au centre de la salle se trouvait le projecteur de l'image en trois dimensions, disque de lumière bleu clair à même le sol. Du côté opposé à celui du Commissaire de Flotte et de l'Etat-major -celui-ci assis sur des sièges de cuir noir sans pied, fixés sur les hauteurs des gradins, entourés de servo-crânes bourdonnants en vol stationnaire et de scribes cyborgs enregistrant l'enquête en cours-, une baie transparente laissait voir une Ja'rad peu nuageuse mais obscurcie par l'imposante Lekh. Siégeant au pied de cette unique vue sur l'extérieur, éparpillés sur les marches, portant des barbes de plusieurs jours, des traits épuisés, des combinaisons de vol étanches noires et débraillées, et des teints rendus blafards par la puissance des néons, cinq pilotes impériaux, uniques membres de l'équipage disponibles de l'Oribal, attendaient la suite. Ils semblaient fortement marqués, mentalement et physiquement, par les précédents interrogatoires suivis de détentions préventives et inhumaines.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le Commissaire, unique homme debout, tenant en main une télécommande à infrarouge, fit un zoom sur une zone précise de l'image, qui jusque-là représentait l'extermination des restes de Baël sous forme d'un schéma utilisant grand renfort de points anotés rouges et bleus -la bataille ayant eu lieu à trop grande échelle pour permettre une représentation réelle et fidèle aux proportions.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Cette fois, ce fut une véritable image qui prit forme, animée et extrêmement réaliste.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Un massif vaisseau de plus de deux mille mètres de long lévitait au centre de la projection. Sa proue effilée finissait en éperon, long et lisse, peu comparable au reste du vaisseau divisé en superstructures complexes. D'énormes propulseurs cylindriques terminaient la poupe, et entre eux et l'éperon, quelques saillies imposantes avaient bases sur le dos et le ventre du béhémoth de plastacier. D'immenses antennes parallèles au corps partaient d'une excroissance en forme de trapèze rectangle, sur le ventre du croiseur. Sans aucun signe avant-coureur, la base de la nageoire fut secouée par une explosion silencieuse, détachant la structure du ventre de l'Oribal.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Près de la proue, avant que le navire ne se mette à grossir graduellement pour finir sur les propulseurs, ses flancs abritaient des canons à énergie démesurés. Muets jusque-là, ils ajustèrent soudain lentement leurs positions, puis firent feu.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Une succession de zooms arrières fut alors opérée, afin de suivre dans son entièreté l'extension rapide des langues d'énergie partant de part et d'autre du Croiseur de Classe Dictator.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'image finit par englober tous les composants du Groupe de Combat Aleph. Et les destructions des escorteurs de l'Oribal, tous frappés de flanc et coupés en deux fragments distincts reliés par des débris. L'un d'eux, touché près de son réacteur, illumina pendant quelques secondes l'espace d'une boule de plasma thermonucléaire bleue. Une indication apparut ensuite au bas de la projection holographique:
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] "Temps accéléré 35x"
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les bouches à plasma propulseur de l'Oribal se teintèrent de blanc lumineux. Le croiseur continua sa route pendant quelques instants, puis pivota avec lenteur de cent soixante degrés, pour accélérer à nouveau.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Quelques dizaines de minutes plus tard, la matière hyperchaude quitta son sillage. Alors, devant lui naquit et grandit un vortex multicolore, qui finit par être suffisamment vaste pour engloutir le vaisseau de ligne.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Un parasite troubla l'émission pendant un court instant, occultant l'intégration dans le Warp du vaisseau.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Un moment plus tard, il ne restait rien de l'Oribal.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le Commissaire coupa enfin la projection, laissant les spectateurs cligner de leurs yeux fatigués -du moins ceux qui possédaient encore leurs organes visuels d'origine.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ce fut d'une voix dure et sèche comme les plaines du monde visible par la baie qu'il reprit, se tournant vers les gradés présents:
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] - Comme vous pouvez le constater, l'holographie montre que les activités rebelles significatives à bord de l'Oribal n'ont réellement commencé qu'à partir de cinq-six cent après l'émersion de notre flotte dans le Système de Modaar -Temps de la Flotte.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] D'autre part, les tests de personnalité et les psycho-interrogatoires n'ont rien donné, sinon la confirmation que les pilotes appréhendés sont..., poursuivit-t-il avec réticence, comme si il eut voulu que ce ne soit pas le cas, jetant un regard dur et méprisant de son unique oeil de chair vers les cinq hommes exténués, "... d'une indéfectible loyauté."
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le Seigneur Amiral, siégeant dans un vaste fauteuil particulièrement confortable, les cheveux noirs et courts bordés d'un petit Aquila tatoué sur le côté droit du front, le visage lui aussi défiguré par l'implantation à la place de son oeil gauche d'un ersatz bionique, resta un moment pensif. Il ne semblait nullement perturbé par la présence des deux crânes volant autour de lui, aux yeux remplis par des auspex et des canons mitrailleurs, chargés de sa sécurité.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Enfin, il leva les yeux, acquiesça, et fit signe au Commissaire de continuer.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ce dernier, apparemment satisfait, conclut son exposé:
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] - Nous tenons cependant des preuves indéniables de troubles au sein de l'équipage de l'Oribal, bien avant les premiers actes rebelles évidents: pendant le transit Ja'rad-Modaar, le contact psychique avec ses Astropathes a été mainte fois interrompu, là où les psykers des autres vaisseaux se comportaient normalement bien que nerveusement. Nous savons que l'un des Astropathes de bord est décédé au cours de l'immersion, sans plus de précision.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le peu de messages reçus faisaient état d'une étrange agitation au sein du vaisseau: pendant les deux heures de traversée, pas moins de douze esclaves ont été exécutés pour cause de désobéissance, et une quarantaine de marins ont été mis aux arrêts pour comportements anormaux.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Enfin, peu avant l'émersion, une diminution de vingt pourcents de l'intensité du champ de Geller du croiseur a été décelée, sans aucune justification.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Nous avons la preuve que l'Oribal a subi une mutinerie au moins partielle: aucun officier, apparemment, n'a été impliqué dans la révolte, se comportant -selon les dires des pilotes- conventionnellement jusqu'au bout.
[size=0]_[/size] Nous savons pourtant que des systèmes vitaux tels que les armes secondaires, la propulsion conventionnelle, et la propulsion warp, ont été investis par les mutins.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Nous pouvons en conclure que si il y avait encore des loyalistes à bord du vaisseau lors de la révolte, il y a maintenant deux-cent quarante heures TF, ils ont tous été perdus corps et âmes.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ces derniers mots retentirent dans la salle par ailleurs relativement silencieuse tels les prémices d'une tempête dans le désert ja'radien. Les pilotes levèrent leurs visages marqués par l'épuisement, les yeux écarquillés d'horreur. Ils venaient d'entendre là la confirmation du pire: la plupart de leurs connaissances, de leurs amis, étaient soit morts dans d'atroces souffrances sans espoir de réincarnation, soit avaient sombré dans la folie et l'hérésie chaotique, sans espoir de rémission.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Leur monde s'était effondré.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le coup porté était presque aussi dur, mais pas pour les mêmes raisons, pour les officiers présents: un inestimable Croiseur de Classe Dictator, l'une des clés du système de défense du Secteur, était perdu. Et avec lui, quinze mille hommes, dont plus de la moitié difficilement remplaçables: dix mille Gardes Impériaux expérimentés et cinq mille membres d'équipage.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Pendant l'interminable moment de silence qui suivit les dernières paroles du Commissaire de Flotte, durant lequel les présents assimilaient l'information avec difficulté, ce dernier se tourna une seconde fois vers le président de l'assemblée.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Un seul regard, long et intense, suffi aux deux hommes pour s'entendre. Leur connaissance mutuelle l'un de l'autre avait suffit à leur compréhension réciproque.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le faciès obscur, sec, et déterminé du fanatique se retourna vers le centre de la salle. Vers Ja'rad et sa beauté réconfortante.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais la phrase qu'il énonça alors lentement n'avait rien en commun avec le beau, ni le réconfortant. Elle était pragmatique, froide, acérée. Elle lacéra les esprits et les coeurs des pilotes. Elle coupait du même coup toutes chances -aussi infîmes soient-elles- pour d'hypothétiques loyalistes encore vivants à bord de l'Oribal de regagner un jour une terre impériale, de côtoyer à nouveau leurs semblables.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais elle était nécessaire. Pour éviter d'autres morts.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] - Je donne, au Nom de l'Empereur, avec Sa bénédiction et celle de l'Etat-major de la Flotte Frontier, au Croiseur de Classe Dictator Oribal, armé en orbite de Ja'rad en l'An Impérial Quatre Cent Cinquante Trois du XLIème Millénaire, ainsi qu'aux membres de son personnel, le Statut d'Excommuniate Traitoris.


CHAPITRE I - L'ORIBAL

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Un mois plus tôt, Temps de l'Oribal - L'Astropathe

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le Vaisseau. Le Démon. En dessous, le Tyranide, décalé du Cercle vers son intérieur. Le Traître est perpendiculaire et à droite du Démon... il a beaucoup d'alliés, comme le montre le nombre de cartes qui le suivent.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'Empereur et le Garde Impérial sont à gauche du Vaisseau. Ils sont entourés de lames d'apparences neutres, avec lesquelles il faut malgré tout compter.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le côté du Cercle du Démon est occupé par bon nombre de ses alliés potentiels. Mais la Carte Sauvage, l'Arlequin, est du côté du Vaisseau et de l'Empereur. La Chance et l'Imprévisibilité sont du côté des justes...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je sens les fluctuations de l'Empyrean, qui interagissent avec les cartes de cristal psychique telles le vent avec l'herbe d'un pré. Leurs images se modifient lentement. Je ne le vois pas. Ça fait longtemps que je n'ai plus vu, avec mes yeux du moins. Mais je le sens, j'en suis intimement convaincu, tel que l'enfant est convaincu qu'il doit respirer pour vivre.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je suis en Communion avec le Warp, assisté par l'autre Astropathe de l'Oribal.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Nous sommes tous deux assis, jambes croisées, sur la haute estrade circulaire au centre de la Chambre de Divination du Temple des Psykers. Entre nous est disposé un jeu presque entier du Tarot de l'Empereur. Nous sommes tout deux entourés, de part et d'autre, de deux larges bols en bronze d'encens fumants, répandant leur parfum enivrant dans la salle.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Autour de nous, autour de l'estrade, je sens les âmes crispées par l'attente insoutenable de trente-trois hommes respectant un silence religieux absolu. Je les comprends. La plupart sont comme des animaux en cage, attendant nerveusement la suite de leur existence sans rien comprendre ou presque à ce qui leur arrive. Et cela fait peut-être des heures que nous attendons là. Je n'en sais rien: l'esprit du Psyker en transe vit au rythme du Warp, où le temps perd sa signification.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Nous attendons que le tourbillon incessant de l'Immaterium nous ouvre une brèche vers le futur, vers des bribes d'informations échangées entre des âmes en attente de réincarnation ayant quitté leurs corps suite à la bataille qui se prépare.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Enfin, je sens mon esprit étendant des membres immatériels vers l'avenir. J’entends, je perçois des bribes de conversations entre morts futurs. Je vois des images, floues, de faits non encore accomplis.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je vois des morts. Beaucoup de morts. Je ressens leurs souffrances, une partie du moins, et mon corps se crispe lui aussi.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je vois des esclaves, des hommes libres, des officiers. Un instant, ils vaquent fébrilement à leurs occupations. Le suivant, leurs corps sont brûlés par de l'air enflammé, disloqués par la décompression, ou encore déchiquetés par un ennemi aux mille visages possédant autant de griffes acérées. Des Tyranides...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je perd un instant ma concentration. En face de moi, Sofiyä Kaiten, l'autre Astropathe du vaisseau, a vu la même chose que moi. Son âme est vaillante, malgré la fatigue.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je perçois sa torture interne. Elle est bien plus sensible au Warp que moi, et cette sensibilité la détruit un peu plus jours après jours. Car les Fils de la Dévoreuse approchent. Nous le savions bien avant cette séance de Divination. Le cri psychique malsain de l'Esprit Collectif Tyranide se fait de plus en plus insistant, de plus en plus assourdissant. Il hante mes rêves quand je dors, il m'assourdit lors de mon éveil.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Il pousse lentement Sofiyä vers ses limites. C'est visible. Même pour cette ordure de Commissaire. Cette vision trouble profondément ma compagne d'infortune. Elle sait qu'elle se retrouvera à proximité des Tyranides. Et elle sait qu'elle n'y survivra sans doute pas.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Sofiyä... ma compensation pour tout ce que j'ai subi jusqu'ici. L'une de mes seules raisons de vivre. Je l'aime sans oser me l'avouer.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Et cela vaut mieux pour tout le monde. Car il ne faut pas s'y méprendre: nous sommes des esclaves. L'Imperium de l'Humanité existe depuis dix mille ans, dit-on, mais il se serait effondré bien avant sans nous, les Astropathes. Nous sommes la voix rassurante de l'Empereur, pour nos frères aveugles. Et voilà comment nous sommes traités: comme des sous-hommes. Des animaux. Mais contrairement aux animaux, nous ne sommes pas traités ainsi pour notre peu de discernement. Non. Nous subissons jours après jour les persécutions parce qu'ils ont peur de nous. Peur de ce que nous sommes, de ce que nous pourrions être, devenir et générer. Les rapports physiques entre Astropathes sont interdits, parce qu'ils pourraient en résulter des enfants aux pouvoirs incontrôlables.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Malgré tout, j'aime Sofiyä. Même si cela ne m'est pas permis. Et même si je ne l'ai jamais vue. Vue avec mes yeux, du moins. Son âme me suffit. Et il en résulte un amour d'autant plus fort, sans aucun doute.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je sais que je suis capable de mourir pour elle. Mais ma mort ne lui servira pas. Je dois la défendre. Je n'en ai, hélas, pas la force. Moi même, je suis affaibli par les cris déments de la Dévoreuse.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je sais cependant que faire, même si j'en ai peur. D'ici là, mieux vaut ne plus y penser.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je refixe mon esprit sur la mosaïque du jeu. Je combine ce que j'ai vu du futur avec ce que me disent les Cartes, afin de les interpréter. Je suis en télépathie permanente avec Sofiyä, qui me donne sa vision des choses. Elle est moi et je suis elle, et malgré sa douleur et son épuisement, je comprends et admire son immense discernement.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] C'est une bien meilleur voyante que moi, et ce devrait être elle, la Première Astropathe du vaisseau. Mais comme toujours, priorité est donnée aux mâles... Mon ressentiment à l'égard des aveugles n'en est que renforcé. Même si ils ne comprennent pas leur injustice par eux-mêmes, au moins pourraient-ils se fier, à ce sujet, à ceux qui peuvent la voir...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Aidé par ma compagne et secondé par les Cartes, je vois enfin l'avenir se dessiner clairement dans mon esprit.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Et il me terrifie. Sans doute la sueur perle-t-elle sur mon crâne chauve -je ne peux la sentir, mes nerfs crâniens ayant été désensibilisés lors de mon Unification d'Âme.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je n'ai pas vu ce que l'on m'a demandé de voir. Non. Pas même quelque chose de rassurant.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] J'ai vu ce qui va nous détruire.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je n'ai pas de doute là-dessus, et je sais intimement que je ne peux l’empêcher, même si je ne veux y croire.

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] [size=0]_[/size] * * *

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le chasseur de parasites

[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Des parasites. Encore des parasites. J'en ai chassé et tué toute ma vie, et je mourrais sûrement en en chassant.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Cette fois, j'ai affaire à trois rats necromundiens très maigres. La vie à bord de l'Oribal ne semble pas vraiment leur réussir, même si on en trouve partout.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ils sont au bout du rouleau, et ça se voit: leurs écailles acérées s'effritent, de même que les griffes de leurs queues préhensiles. Ce sont certainement des vieux qui n'en ont plus pour longtemps.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais ces bêtes sont nerveuses. Il faut faire gaffe.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je me souviens encore d'un Ratling, qui avait embarqué avec nous au début. Je n'ai jamais connu son nom, et je ne le connaîtrai sans doute jamais: il n'a pas tenu trois jours. Il ne connaissait rien au job, ça se voyait. Et malgré tout, on l'a envoyé dans la partie du dessous de la Zone II. On ne l'a jamais revu vivant, et j'entend encore les deux Artilleurs nauséeux qui nous ont appelés pour qu'on vienne chercher ce qu'il en restait. Le type était couvert de sang, et son ventre était lacéré. Il s'est probablement fait surprendre par une horde de necros à l'intérieur du réseau de réduits, et s'est traîné dare-dare, saignant de partout, vers la bouche de ventilation où on l'a retrouvé, mort depuis plusieures heures. Font pas de cadeaux, les necromundiens.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je rampe calmement dans le réduit, où l’obscurité est totale. Le job, moi, je le connais: je le pratique depuis l'âge de cinq ans, ce qui me fait quant même onze ans de métier. Je règle soigneusement mes lunettes infrarouges. Ils sont bien trois, trois vieux de la taille d'un bras. Apparemment, ils se battent pour une carcasse d'électrophage mort.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je souris: non seulement il va être facile de les tuer, puisqu'ils ne font pas attention à moi, mais en plus, ces conneries d'électrophages -des trucs de la taille d'une main qu'on trouve souvent à bord des vaisseaux, semblables à des éponges grises informes munies de ventouses, qui se nourrissent du courant électrique, et qui causent de fait pas mal de dégâts en bouffant les câbles- ont bel et bien été exterminés par les technos. Ne me demandez pas comment ils s'y sont pris: ils ont amené un générateur dans le secteur, couplé à un émetteur électromagnétique, je crois. Ça a filé une belle indigestion aux bouffeurs de câbles, apparemment.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je dégaine et arme soigneusement mon trident à décharges: il va y avoir du necromundien roussi, c'est moi qui vous le dit. L'électricité crépite au bout de la fine fourche à trois dents, mais elle ne semble pas inquiéter le moins du monde les parasites.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je m'apprête à en embrocher un, révélant ma présence, lorsque tout à coup, ils font volte-face. Ça change tout. Je recule rapidement, alors que le premier me bondit dessus pour me griffer la tête.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mon trident part vers le haut et coupe obliquement la trajectoire de la vermine, qui retombe, inerte et calcinée, sur le sol du réduit. Je le chope par la queue, et je le balance derrière moi, alors que les deux autres, plus prudents, se hérissent face à moi.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] De toute évidence, ils n'osent pas abandonner leur proie, mais se méfient de moi. J'ai quand même cramé leur pote, après tout.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ils se préparent à bondir, et j'anticipe en reculant puis en abattant mon trident sur le second lorsqu'il retombe sur le sol.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le dernier est plus malin, et évite mon premier coup. Oulà, les necros deviennent dangereusement fûtés. Je ne suis peut-être pas aussi pro que ça, finalement.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le rat me chope la main gauche. Pas si malin que ça, en fin de compte, même si j'ai l'impression d'y laisser quelques doigts quand il m'y enfonce ses saletés de dents pointues.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je serre les dents, et enfonce ma fourche en plein dans son dos. La morsure cesse immédiatement, le bestiau est parcouru de spasmes, mais c'est à mon tour de sentir le roussi: je suis salement juté par la conduction. Croyez-moi, ça secoue. Heureusement que l'animal me lâche sous le choc, coupant court à ma séance d'électrothérapie.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ça pue sérieux la chair brûlée, dans ce réduit d'entretien. Il s'en est fallu de peu pour que je n'y reste pas. Pour ne rien arranger, mes lunettes infras sont HS, à cause de l'électrochoc. Le contremaître responsable du matériel des esclaves va m'arranger le portrait.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'odeur me permet cependant de ramasser les trois carcasses. Tant pis pour celle de l'électrophage, plus le temps: je pisse le sang par la main gauche, et je dois me faire un pansement de fortune avec mon pagne. Il faut malgré tout que je me grouille d'aller faire examiner ça, car les necros véhiculent pas mal de maladies.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Voilà que je me retrouve à poils, dans l'obscurité totale, avec une main qui fuit salement, garnie de deux doigts pratiquement arrachés. Les perspectives d'avenir ne sont pas vraiment réjouissantes non plus, si l'on compte que je vais être privé de bouffe par le contremaître, à cause des lunettes.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ça va mal, mais ça pourrait être pire. Je désarme mon trident, active son système de repliage télescopique, puis le cale entre mes dents. Ensuite, je chope les rats par la queue et je les fous sur mon dos, après avoir relevé mes lunettes infras: faudrait pas que les autres puissent s’en nourrir, y’en a largement assez comme ça. Ceux-là doivent goûter à l’incinération.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Pour sûr, ça va pas être marrant de me balader jusqu'à la salle d'équipement du contremaître, nu comme un ver, surtout dans la Zone des Artilleurs.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] L'un d'eux, seul, un jeune Ulhanan barbu vraiment pas commode, me lance en ricanant, alors que je traverse les coursives d'entretien:
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] - Hey, petit, tu trouve qu'y fait trop chaud?
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je ne réponds pas, et affiche un profil bas. Je pense à l’engueulade qui m'attend. Le dealer que je viens de croiser peut aller se faire voir, même si il vaut mieux ne pas s'y frotter.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Après ma sortie du réduit, je traverse les coursives d'entretien, où on croise souvent ce genre de type. C'est le coin le plus charmant du vaisseau: on y trouve la plus grande concentration de parasites, l'éclairage y est presque inexistant, et les inondations sont fréquentes. C'est la partie la moins peuplée par les marins, les électrophages y étaient tranquilles avant la réaffectation, et pas mal de canalisations n'ont pas survécu au lent refroidissement dû à la désaffectation de l'Oribal, qui a duré près de cinq cents ans, d'après mon frère Kasâl. Toujours d'après lui, dans les Secteurs Spatiaux paumés comme celui-ci, les Flottes ont rarement besoin de tous leurs vaisseaux en même temps, et donc certains sont désaffectés, souvent pour de longues périodes. La glace a de fait eu largement le temps d'éclater les tuyaux, et voilà maintenant que je patauge dans de l'eau plus ou moins glacée, en plein espace...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Malgré le froid, les parasites y vivent: les électros survivent même dans le vide absolu, les necros sont tellement nombreux que la chaleur de leurs hordes les maintient, et de toute façon, avec les sipans, ils trouvent refuges dans les réduits, qui sont bien isolés, et dont le réseau parcourant tout le vaisseau leur apporte assez de chaleur.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Les réduits, je les regrette presque, lorsque je trébuche sur une masse gisant en plein milieu de la flaque d'eau glacée que je traverse, dans une coursive non éclairée. Je ne vois rien, mais apparemment, c'est encore le cadavre d'une victime des règlements de compte entre dealers... Ces gens sont des caïds, mais leur vie ne dure jamais bien longtemps. Ils ont leur business à bord, comme le veut la tradition des hommes d'équipage, qui consiste à chercher les nids de sipans -une tâche extrêmement difficile et dangereuse, puisque ces nids se situent au coeur du réseau de réduits-, à en extraire les oeufs, qui ressemblent à de la poudre tant ils sont nombreux et minuscules, et à les traiter de façon à ce que leurs clients puissent se shooter sans avoir la surprise désagréable de découvrir un jour une colonie de larves de mouches suceuses de sang dans leurs nez -car les oeufs de sipans s'inspirent, pour faire profiter au maximum de leurs enveloppes hallucinogènes.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ces foutus insectes sont ainsi présents sur tous les vaisseaux de la Flotte Sectorielle, parce que les marins provenant des mondes où ils pullulent les y ont introduits, et où ils finissent le plus souvent dans les estomacs des necros. Ces mouches ne sont pas dangereuses en elles-mêmes, mais transmettent aussi un nombre incalculable de maladies, en se nourrissant du sang d'esclave...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Tout ça me rappel foutrement Udrün, mais je pensais qu'au moins, dans la Flotte, on empêcherait les gens de se droguer. Eh bien non, pas du tout. Les officiers s'en tapent, ne se doutent de rien, ou encore ferment les yeux tant qu'ils ont leur part de marchandise. Les Artilleurs prétendent que la poudre les maintient éveillés lors des batailles...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] La consommation fait des ravages, quelques marins en meurent, les dealers s'entretuent pour la possession des nids, mais ça aussi, apparemment, tout le monde s'en fout: on laisse les dealers s'entretuer, les junkies mourir, tant que ça ne dépasse pas un certain quota. La Flotte ne semble pas avoir trop de problèmes pour renouveler sa main d'oeuvre.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Vrai qu'elle utilise une grande part d'esclaves, comme moi, qu'elle tire des mondes goulags, comme Udrün, où je suis né. Et où ma mère est morte.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] A cette pensée, je touche de ma main valide le fin mais lourd cercle de métal que je porte au cou. Il renferme ma deuxième mort possible, la première étant les necros. Rares sont les esclaves assez fous pour sortir des cales où on nous enferme pendant la nuit artificielle. Et inexistants en sont ceux qui restent pour parler des conséquences. Ces types sont décapités sur place par les explosifs du collier, répandant leur sang sur leurs frères. C'est l'émetteur des colliers, plus que tout autre chose, qui fait de nous des esclaves.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je hais ce mot, je hais les contremaîtres, et je hais les technos qui m'ont collé cet engin de mort, vers mes dix ans. C'est cette haine qui m'a maintenu jusqu'à présent, qui maintenait ma mère, et qui aura maintenu Kasâl, l'espoir qu'un jour on pourra se venger de ces charognes qui nous prennent pour des sous-humains. Même si je n'ai jamais connu la liberté -j'ai beaucoup de mal à comprendre ce que c'est-, il n'est pas difficile d'imaginer de meilleures conditions.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mes pieds sont gelés par l'eau des inondations, je suis encore sous le coup de l'électrocution, les écailles des necros morts me griffent le dos, mon pagne est rougi par le sang, et si les infras HS le remplacent tant bien que mal, j'ai quand même hachement froid à l'entrejambe. Et au reste.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je suis presque content d'arriver enfin au couloir principal du secteur, où l'éclairage m'aveugle -j'ai passé les deux tiers de ma vie dans l'obscurité, et après ça, on ne s'habitue pas à la lumière en un mois. Le couloir est assez grand, et cette foutue lumière provient de disques à même le plafond.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ici, une armée de membres d'équipage s'emploie à réparer les systèmes vitaux, et à remplacer les câbles de communication qui ont fait l'ordinaire des électrophages. Ils ont pour ordre de ne pas s'attarder, et ne s'occupent que des systèmes électriques avant de passer au niveau inférieur -ils doivent absolument fonctionner pour la défense d'Ere'ti, notre destination actuelle, où il paraîtrait qu'on s'attend à une offensive chaotique. Faudra vraiment que je demande ses sources à Kasâl.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Malgré ma douleur et mon épuisement, je me traîne tout au long du couloir, et parviens même à admirer un peu le travail accompli. Je marche en contournant les projections d'étincelles des soudeurs, reconnais quelques amis de mon frère, et leur fais des signes discrets, qu'ils me rendent maladroitement à travers leurs combinaisons d'entretien. Eux, ils ont droit à des protections contre les necros, alors qu'on envoi des gosses à poils chasser la vermine...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je suis vraiment vanné quand j'arrive aux portes de l'élévateur, où m'attendent déjà deux potes, chasseurs aussi. L'un a quatorze ans, et c'est un jeune nomade Ja'radien du nom de Nem'zad, au teint basané. Il a été vendu par son oncle à l'âge de sept ans, et il s'est très mal adapté à son nouveau "job". Clair qu'un vaisseau après des plaines à perte de vue, ce doit être pénible. J'ai beaucoup de mal à concevoir ce qu'est une plaine, ou même un ciel, parce que j'ai grandi dans une mine. Mais ma mère m'a dit que c'est magnifique, et je la crois. C'est mieux que tout ce que j'ai vu. Forcément...
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Le second n'a pas plus de huit ans, et sa peau est d'une blancheur maladive, de même que ses cheveux, qui commencent à repousser malgré le rasage régulier. Ils sont tout deux très maigres et petits, comme moi: les chasseurs doivent l'être, pour pouvoir combattre dans les réduits. Leurs fronts rasés portent des chiffres tatoués rouges, comme tous les esclaves ici.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Peu avant l'ouverture des portes, deux technos approchent, suivis de deux cyborgs portant un générateur cylindrique segmenté, l'arme anti-électros. L'IEM, comme ils disent -Impulseur Electromagnétique.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Je respecte ces gens, comme tout le monde ici. Ils ne se comportent pas vraiment comme les bourreaux d'Udrün, qui m'ont collé le carcan, et après tout, faut pas tous les mettre dans le même sac.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Mais il faut se méfier de leur air inoffensif et de leur visage voilé par les capuches de leurs bures grises, porteuses du Symbole de la Machine.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Alors que Nem'zad et moi poussons le petit, surnommé le Sipan, qui se vante pour son trentième necro tué, et nous tassons en silence dans un coin pour faire place au générateur, je me rappelle ce que Kasâl m'a dit à propos des cyborgs.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ici, ils déposent le générateur, comme si c'était un simple coffre en plastométal, alors qu'il fait plusieurs centaines de kilos. Il en faut deux là où dix hommes normaux seraient nécessaires.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ma mère, autrefois, m'a expliqué que ces gens étaient plus à plaindre qu'autre chose. Ils sont la forme d'esclavage ultime, révélatrice de l'incroyable cruauté des technos -tout au moins de certains. Leurs fonctions cérébrales supérieures sont détruites, et remplacées par des circuits imprimés, ce qui les transforme en animaux dociles.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ici, ils sont munis de bras optimisés mécaniquement, mais ceux qui gardent la Salle des Machines sont équipés de bras mitrailleurs. Et mon frère n'a pas pu empêcher la mort de deux de ses collègues, qui se battaient devant les immenses portes blindées.
[size=0]_[/size] [size=0]_[/size] Ils ont immédiatement été criblés de balles explosives...
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Re: Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #1 le: 20 Août 2006 à 20:13:54 »

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De plus en plus insensible, l'avant-garde avance inexorablement bien qu'avec lenteur vers les vaisseaux DFP Humains.

DFP ?
tu veux dire FDP (Forces de Défense Planétaire) ?
si c'est le cas, elles restent au sol et dans l'espace, c'est la Flotte Impériale qui intervient.

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Des rayons d'énergie strient le vide obscur, dans le silence cryogénique, aux côtés de missiles plus lents.

silence glacial (dans tous les sens du terme) serait peut-être plus approprié.

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En effet, alors qu'il est appelé en soutien rapproché, l'Oribal tourne brusquement ses batteries d'armes vers son escorte de destroyers de Classe Cobra, pivote lentement, puis accélère pour replonger dans l'Empyrean quelques heures plus tard, après s'être comporté normalement pendant une bataille de cinquante et une heures.

cette phrase prête à confusion dans sa forme : ce que j'ai mis en gras d'une part.
et d'autre part, on a l'impression qu'il prend quelques heures pour plonger dans l'Empyrean.

très bon texte sinon.
les descriptions de combats spatiaux sont plaisants, et j'aime particulièrement les détails concernant le flotte-ruche.

par contre, et ça ne regarde que moi (et pourrait éventuellement ouvrir un débat, dans un autre topic), je serais bien incapable de donner mon pseudo à l'un des personnages.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #2 le: 20 Août 2006 à 22:10:25 »

Tout d'abord, merci pour ton passage et tes compliments, d'autant plus touchant qu'ils viennent de toi.

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DFP ?
tu veux dire FDP (Forces de Défense Planétaire) ?
si c'est le cas, elles restent au sol et dans l'espace, c'est la Flotte Impériale qui intervient.

  DFP signifie DéFense Planétaire, FDP Force de Défense Planétaire... J'ai déjà rencontré les deux abréviations, même si il semble que ta version soit la plus usitée. Je remplace, mais simplement parce que je la préfère.
 
  Pour ce qui est des vaisseaux: niet.

Citer
VAISSEAU PLANÉTAIRE

Cette catégorie regroupe des vaisseaux de frappe à court rayon d’action et d’autres navires incapables de voyage interstellaire. Souvent dirigés par des civils, ils sont dépourvus des systèmes de visée perfectionnés, des moteurs surpuissants et des turbines directionnelles précises dont bénéficient les vaisseaux de guerre, bien qu’en nombre ils puissent s’avérer être des adversaires dangereux. Au cours de l’attaque eldar sur Misere en 153.M41, la flotte de plaisance du gouverneur fut équipée à la hâte de ponts d’artillerie et envoyée au combat. Elle fut finalement détruite, mais emporta avec elle deux escorteurs ennemis.

  Livre BFG de base, p.144.

  Il n'est ni rentable ni possible de déployer la Flotte pour une attaque pirate de faible envergure, elle est trop lente à réagir, et sa puissance est inutile dans ce type de conflit. Aux systèmes de se défendre par leur propres moyens. La Flotte de Guerre Impériale ne porte pas son nom pour rien... et elle ne possède qu'un vaisseau (toutes classes confondues) pour cinq systèmes à défendre.
  Il faut toutefois noter que la Flotte recrute les meilleurs pilotes FDP, et entraîne ses équipages avec des vaisseaux de défense planétaire rattachés à ses spatiodocks. Il est donc possible que certains vaisseaux présents ici soient rattachés à la Flotte 8) .

Citer
silence glacial (dans tous les sens du terme) serait peut-être plus approprié.

  Cryogénique se rapporte au zéro absolu... la température moyenne de l'espace.

Citer
cette phrase prête à confusion dans sa forme : ce que j'ai mis en gras d'une part.
et d'autre part, on a l'impression qu'il prend quelques heures pour plonger dans l'Empyrean.

  Si tu pouvais être plus précis à propos de ce qui t'amène à ces confusions... :?
  Je vais toutefois ajouter une virgule après "... puis accélère...".

Citer
très bon texte sinon.
les descriptions de combats spatiaux sont plaisants, et j'aime particulièrement les détails concernant le flotte-ruche.

  Très content que ça t'aie plus, malgré un manque cruel de concision qui sera justifié par la suite.

  Je présente simultanément le texte sur Warfo, depuis un bout de temps déjà, vous ne devrez donc pas trop attendre le reste, qui doit quant même être relu intégralement.

Citer
par contre, et ça ne regarde que moi (et pourrait éventuellement ouvrir un débat, dans un autre topic), je serais bien incapable de donner mon pseudo à l'un des personnages.

  C'est plutôt ce personnage qui m'a donné mon pseudo. Question de philosphie...
  Je crois pourtant me souvenir que les Dark Exorcists redoutent un certain Baal-Moloch, d'après ton IA.

  TH, qui devait se racheter après son mauvais extrait...
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #3 le: 20 Août 2006 à 22:37:58 »

Citer
Si tu pouvais être plus précis à propos de ce qui t'amène à ces confusions... :?

ben les tourelles tournent et le vaisseau aussi après, ce qui fait que tes canons ne sont plus dans la bonne direction...
(ce qui me rappelle vaguement une vanne dans Astérix et le Combat des Chefs)

Citer
Je crois pourtant me souvenir que les Dark Exorcists redoutent un certain Baal-Moloch, d'après ton IA.

un auteur se doit d'avoir quelque influence sur ces créations... :mrgreen:
(je ne le mettrai pas en scène en tous cas)
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Rendar

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #4 le: 21 Août 2006 à 00:47:23 »

Bon, let's go !!!

Je trouve le texte, bien que de très bonne facture, un peu lourd !!!

Beaucoup de vocabulaire technique, une tournure assez spéciale...

Cela dit, la bataille est très bien décrite et l'idée originale...

Je serais ravi de lire la suite !!!

++ Rendar ++
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #5 le: 21 Août 2006 à 14:03:34 »

Citer
ben les tourelles tournent et le vaisseau aussi après, ce qui fait que tes canons ne sont plus dans la bonne direction...

  Elle sont tournées contre l'escorte dans le sens où elle font feu. Je crois qu'il est clair que ça ne se fait pas simultanément...
  Note que ce ne sont pas des tourelles mais bien des batteries, ce qui a une très grosse différence à BFG (les tourelles sont des canons antiappareils).

Citer
Je trouve le texte, bien que de très bonne facture, un peu lourd !!!

Beaucoup de vocabulaire technique, une tournure assez spéciale..

  La simplicité n'est pas mon genre. Et très franchement, je pense encore avoir été soft jusque-là. Il y a des termes nécessaires à l'immersion, et je ne pense pas avoir largué le lecteur. A lui de faire les conclusions qui s'imposent...

  Toutefois, si tu avais des exemples de phrases trop lourdes, à redimmensionner/ modifier, je prendrais bien entendu en compte :wink: .

  Merci à vous deux pour vos commentaires très gratifiants 8) .

  Je pense vous mettre la suite aujourd'hui, si j'ai le temps de faire sa relecture. Ça ne se fera bien sûr qu'après un commentaire de l'un de tes textes, Rendar.

  TH, qui donc est content de s'être racheté pour son mauvais extrait.

PS: Baal, tu as reçu mon MP?
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #6 le: 21 Août 2006 à 14:49:36 »

Citation de: "Tano Heefa27"
La simplicité n'est pas mon genre.


C'est tout à ton honneur de vouloir éviter quelque chose de trop simple...

Mais ne te lance pas dans du compliqué parceque tu ne veux pas faire simple... Trop de compliqué, tue le complique !!!

Citation de: "Tano Heefa27"
franchement, je pense encore avoir été soft jusque-là.


J'attends de voir la suite pour juger, à vrai dire ce n'était pas une critique négative...

Citation de: "Tano Heefa27"
l y a des termes nécessaires à l'immersion, et je ne pense pas avoir largué le lecteur.


Du tout, enfin pour ma part je pense m'y être retrouvé durant la majorité du récit...

Citation de: "Tano Heefa27"
A lui de faire les conclusions qui s'imposent...


Ben justement... Apparement, L'oribal tire sur son escorte... C'est mentionné explicitement nulle part... Et, sans lire tes commentaires, je n'aurais pas compris... Je pensais qu'il retournait juste à sa base...

Il y à plusieurs 'non dit' qui tuent un peu la compréhension... Certe, c'est logique si l'on pratique une lecture déductive mais c'est pas tout le temps facile à saisir...

Citation de: "Tano Heefa27"
Toutefois, si tu avais des exemples de phrases trop lourdes, à redimmensionner/ modifier, je prendrais bien entendu en compte :wink: .


Je dirais déjà d'espacer un peu cette brique de texte de manière à ce que ça paraisse plus digeste...

Sinon, comme je te l'ai dit, le mode narratif est assez particulier... Et je n'accroche pas trop...

Citation de: "Tano Heefa27"
Je pense vous mettre la suite aujourd'hui


J'attends ça avec plaisir !!!

Citation de: "Tano Heefa27"
TH, qui donc est content de s'être racheté pour son mauvais extrait.


Bha, il était pas mauvais ton extrait, jsute court et en manque de points de comparaison :p

Bonne relecture...

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #7 le: 21 Août 2006 à 15:22:15 »

Citer
C'est tout à ton honneur de vouloir éviter quelque chose de trop simple...

Mais ne te lance pas dans du compliqué parceque tu ne veux pas faire simple... Trop de compliqué, tue le complique !!!

  Evidemment. J'ai parler d'éviter la simplicité, pas de faire compliquer...

Citer
J'attends de voir la suite pour juger, à vrai dire ce n'était pas une critique négative...

  C'est reçu. Je pense que tu aimeras mieux les chapitres que la suite du prologue.

Citer
Ben justement... Apparement, L'oribal tire sur son escorte... C'est mentionné explicitement nulle part... Et, sans lire tes commentaires, je n'aurais pas compris... Je pensais qu'il retournait juste à sa base...


  Hum... si il prend la peine de tourner ses armes contre son escorte, il y a une raison, tu ne crois pas :wink: ?
  Plus de détails sur ce retournement de situation dans la deuxième partie du Prologue.

Citer
Je dirais déjà d'espacer un peu cette brique de texte de manière à ce que ça paraisse plus digeste...

  J'ai mis des alinéas, il me semble que c'est suffisant (notez que le combat avec le BBCode fut rude, mais je suis content du résultat).

Citer
J'attends ça avec plaisir !!!

  Merci pour ton enthousiasme lui aussi gratifiant 8) .

Citer
Bha, il était pas mauvais ton extrait, jsute court et en manque de points de comparaison :p

  OK...

Citer
Bonne relecture...

... et encore merci :wink: .

  TH, qui vas aussi faire de l'infographie, cette aprem.
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« Réponse #8 le: 21 Août 2006 à 15:29:54 »

Citation de: "Tano Heefa27"
 Hum... si il prend la peine de tourner ses armes contre son escorte, il y a une raison, tu ne crois pas :wink: ?


Contrer une nouvelle menace ? Remettre les tourelles droites ? Intimider un capitaine ayant un peu trop les dents longues ?

A partir du moment ou il n'est pas explicitementdit qu'il tire, je trouve que cela prête à confusion !!!

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #9 le: 21 Août 2006 à 17:10:36 »

Citer
Contrer une nouvelle menace ? Remettre les tourelles droites ? Intimider un capitaine ayant un peu trop les dents longues ?

  Le vaisseau n'a pas encore utilisé ses batteries -juste torpillé et largué des appareils d'attaque. Pas de nouvelle menace, j'en aurais parlé au préalable, et je précise bien que c'est vers l'escorte qu'il les tourne. Pas de capitaine aux dents longues à intimider, c'est une Flotte Impériale, pas Ork. Les Humains ont d'autres moyens de régulation des problèmes disciplinaires (les Commissaires, par exemple).

Citer
A partir du moment ou il n'est pas explicitementdit qu'il tire, je trouve que cela prête à confusion

  Désolé, mais en plus, c'est une métonymie courante.

  TH, amathématique.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #10 le: 22 Août 2006 à 10:07:02 »

Juste une petite réflexion, je pense comme Baal que 'silence cryogénique' ne passe pas et que 'silence glacial' rentre mieux dans un récit.

Plusieurs raisons :
- aucun besoin de coller un terme 'scientifique' dans cette expression. Cela n'apporte rien et casse le rythme de lecture.
- cryogénique ne se rapporte en aucune manière au zéro absolu mais à la science des températures basses extrèmes (et des techniques pour générer et maitriser de telles températures). Donc cryogénique se rapporte à un froid artificiel, ce qui n'est pas le cas de l'espace.
- enfin et là certains vont dire que je chipote : l'espace (le vide) n'a pas de température donc aucun intérêt pour poser un terme 'scientifique' pour décrire quelque chose qui n'existe pas (je peux expliquer si certains ont des doutes :wink: ).

Donc pour conclure, silence glacial conviendrait bien mieux.

Je rajouterais aussi que 'vide obscur' est totalement inutile puisque le vide ne contient rien et donc ne peut pas contenir de lumière.
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Atorgael

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #11 le: 22 Août 2006 à 11:55:55 »

J'ai lu.

Je ne suis pas encore allé voir sur warfo le reste du texte et mes commentaires ne se portent que sur cet extrait.

Je vais être violent : c'est plat.

Je m'explique. C'est bien écrit, en français correct, les termes techniques tombent bien (pas trop lourd, juste technique), les protagonistes bien identifiés, la bataille bien racontée, on ne se perd pas dans le fil des évènements (et c'est en cela bien fait), mais c'est plat car on ne sait pas qui raconte.
On a l'impression d'être un spectateur omniscient qui voit tout (même le dernier furoncle qui est en train de pousser sur le biovaisseaux de commandement) mais qui ne fait rien.
En cela le texte est plat, sans rythme, sans force épique qu'un tel cobat aurait pu/du soulever chez ton lectorat.

Si c'est ton choix d'avoir écrit ce texte de cette manière,  je le respecte, mais je trouve ça dommage.

L'écriture au présent sur une période d'activité intense de dizaines d'heures est également un choix discutable.


Atorgael
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #12 le: 22 Août 2006 à 13:37:25 »

Merci beaucoup pour votre passage, Takashi et Atorgael.

Citer
cryogénique ne se rapporte en aucune manière au zéro absolu mais à la science des températures basses extrèmes (et des techniques pour générer et maitriser de telles températures). Donc cryogénique se rapporte à un froid artificiel, ce qui n'est pas le cas de l'espace.

  Non, il se rapporte à la production de froid, simplement  (cryo = froid, génie = génération):

Citer
> cryogénie
(nom féminin)
Production de froid.• A une très basse température (près du zéro absolu), beaucoup de matériaux révèlent des caractéristiques spécifiques. [...]

  Déf. MediaDico.

  Ors, rhétoriquement, le silence évoque l'abscence de matière, donc le froid conséquent.

  Et la température de l'espace d'un système est aux alentours de ces températures extrêmes. La température moyenne du cosmos plafonne à un ou deux °K. Désolé pour l'approximation :wink: .
  Ensuite, je préfére ce terme parce que glacial évoque nos températures extrêmes terrestres naturelles (jusqu'à - 90°C). Elles sont encore tropicales, comparées à ce qui règne à la surface de Pluton, par exemple. Ou plus simplement, aux abords extérieurs d'un système, comme ici.

Citer
Je rajouterais aussi que 'vide obscur' est totalement inutile puisque le vide ne contient rien et donc ne peut pas contenir de lumière.

Citer
> vide
(adjectif)
Qui ne contient rien.• Inoccupé: appartement vide.• [sens figuré] Avoir la tête vide:• manquer d'idées.• Vide de sens: qui n'a pas de sens.• [nom masculin] Espace vide, qui ne contient rien.• Absence totale de matière, de particules.• Néant.• Vide sanitaire: volume aéré et continu de faible hauteur entre le sol et le plancher bas d'une construction.• (Anglais: guard space, ventilation space).• Faire le vide autour de quelqu'un:• écarter tout le monde de lui.• Sentiment de privation: sa mort a laissé un grand vide.• A vide: sans rien contenir.

  Les photons circulent en plein vide... Et sur terre, on produit du vide qui ne génère aucune obscurité. C'est bien entendu du vide physique, dans l'espace, dont je parle, dont on ne peut supprimer entièrement tous rayonnements.

Citer
Je vais être violent : c'est plat.

  Aucune violence là-dedans.

  Les raisons de l'emploi de ce ton omniscient viendront avec la suite, comme déjà dit.

Citer
C'est bien écrit, en français correct, les termes techniques tombent bien (pas trop lourd, juste technique), les protagonistes bien identifiés, la bataille bien racontée, on ne se perd pas dans le fil des évènements (et c'est en cela bien fait), mais c'est plat car on ne sait pas qui raconte.

  Content de te voir l'écrire :wink: .

Citer
On a l'impression d'être un spectateur omniscient qui voit tout (même le dernier furoncle qui est en train de pousser sur le biovaisseaux de commandement) mais qui ne fait rien.

  C'est précisément l'effet recherché 8) .

Citer
En cela le texte est plat, sans rythme, sans force épique qu'un tel cobat aurait pu/du soulever chez ton lectorat.

Si c'est ton choix d'avoir écrit ce texte de cette manière, je le respecte, mais je trouve ça dommage.

L'écriture au présent sur une période d'activité intense de dizaines d'heures est également un choix discutable.

  Je te donne entièrement raison. Les justifications de ce type d'énoncé particulier viendront directement avec la deuxième partie du Prologue :wink: .

  TH, qui vous ajoute ça le plus tôt possible.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #13 le: 22 Août 2006 à 13:58:13 »

Citer
Merci beaucoup pour votre passage, Takashi et Atorgael.

De rien, c'est normal.

Juste pour terminer avec les considérations bassement scientifiques :wink:

Citer
Et la température de l'espace d'un système est aux alentours de ces températures extrêmes. La température moyenne du cosmos plafonne à un ou deux °K. Désolé pour l'approximation


Pour être précis et si je me souviens bien des mes lectures, 2,73 K exactement (le rayonnement fossile à 3K, vestige de la libération des photons 300 000 ans après le big bang). Après le cosmos n'a pas de température puisque vide. Ce sont les particules qui y sont présentes qui possèdent une températures. Et là même le terme tropical est faible. Entre la couronne des étoiles et les nuages de gaz ou protoplanétaires, tu atteinds souvent le million de degrés voir beaucoup plus. Le froid de l'espace est donc très relatif. Enfin bref, aucun intérêt dans cette discussion, je ferme la parenthèse.

Citer
> cryogénie
(nom féminin)
Production de froid.• A une très basse température (près du zéro absolu), beaucoup de matériaux révèlent des caractéristiques spécifiques. [...]

En fait c'est cette notion de production de froid qui me gêne beaucoup. Si tu estimes que glaciale est trop faible pour retranscrire la température de l'espace, pas de souci, mais le terme est un peu malhabile (à mon avis). Pour ta défense, c'est vrai que notre langue ne dispose pas de beaucoup de choix pour décrire de telles températures.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #14 le: 23 Août 2006 à 23:48:22 »

Citer
Pour être précis et si je me souviens bien des mes lectures, 2,73 K exactement (le rayonnement fossile à 3K, vestige de la libération des photons 300 000 ans après le big bang).

  Merci pour toutes les précisions :wink: .

Citer
mais le terme est un peu malhabile (à mon avis). Pour ta défense, c'est vrai que notre langue ne dispose pas de beaucoup de choix pour décrire de telles températures.

  Assez subjectif, hein... Du reste, bah oui, pas évident de trouver autre chose.

Une Infographie de l'Oribal... afin d'inaugurer la suite qui vient d'être ajoutée 8) .

  TH, asémantique.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #15 le: 24 Août 2006 à 09:36:21 »

Après lecture voci mes commentaires sur ce deuxième passage :

1 La description de la planète est trop longue et pleinr d'nutiles détails pour ce passage.
J'explique. L'action se passe dans l'espace, en orbite de la planète, les éventuels spectateurs ne voient donc au maximum que le contour de la planète, les zones de forets, les poles et pourquoi pas la forteresse si elle est aussi gigantesque que ça. mais en aucun cas il ne peut voir les tribus autochtones ou les chariots à voiles.
Si tu as besoin de tous ces détails plus tard, introduits les plus tard

2 L'utilisation du participe présent est lourd et nuit à la lecture.

3 " En cet endroit" - " En son orbite" bizarre comme expression...

4
Citer
Au pied de cette unique source de lumière naturelle, éparpillés sur les marches, portant des barbes de plusieurs jours, des traits fatigués, des combinaisons de vol étanches noires et débraillées, et des teints rendus blafards par la puissance des néons, cinq pilotes impériaux, uniques membres de l'équipage de l'Oribal disponibles, attendaient la suite, épuisés mentalement et physiquement par les précédents interrogatoires suivis de détentions préventives.


Tu as relu cette phrase? Moi j'en fait 2 ou 3 tellement il y a d'informations.

5
Citer
Le Commissaire, unique homme debout, tenant en main une télécommande

Les virgules c'est bien, mais là ta phrase est maladroite.

6
Citer
Le Seigneur Amiral, siégeant dans un vaste fauteuil particulièrement confortable, les cheveux noirs et courts bordés d'un petit Aquila tatoué sur le côté droit du front, le visage lui aussi défiguré par l'implantation à la place de son oeil gauche d'un ersatz bionique, resta un moment pensif. Il ne semblait nullement perturbé par la présence des deux crânes volant autour de lui, aux yeux remplis par des auspex et des canons mitrailleurs, chargés de sa sécurité.


Là encore tu en fais trop.

En gros, tu as une bonne histoire en tête avec plein de persos pour lesquel tu t'es donné la peine de leur fabriquer une personnalité, une planète que tu es (à juste titre) fier de nous présenter et dès que tu le peux tu nous lets tout ça.
Le pb c'est que ça tombe d'un bloc et ça ne laisse pas le temps au lecteur de digérer les dernières infos que d'autres arrivent aussitot.
Au lieu de l'éclairer, tu l'éblouis et il ne voit pas mieux, au contraire.

Prends le temps de donner tes infos par petits bouts et uniquement quand c'est nécéssaire.
Tu connais tout ton univers, pas la peine de nous le présenter completement et systématiquement, il sera retranscrit de lui même dans ton histoire au fur et à mesure qu'on découvrira l'action et les persos. Bien sur de temps en temps il faut donner des indications, mais uniquement celles qu'on ne peut pas deviner par le texte.

En gros c'est toute ta façon d'écrire qui faudrait revoir et travailler.

Atorgael
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #16 le: 24 Août 2006 à 14:36:59 »

Bon, autant le dire de suite j'ai bien plus apprécié cette deuxième aprtie à son prologue...

Comme le dis Atorgael qui à bien plus le chic pour décrire les problèmes que moi, ce que je caractérisait de lourdeurs est en fait une impression que tu en fais trop...

Après en avoir discuté avec toi, je sais que c'est ton style d'écriture et que ça ne changera pas... Mais je trouve que cela rend la lecture moins accessible...

Toujours aussi peu d'espace (non, ne me parle pas dAlinéa :p) mais ce texte se laisse lire bien plus facilemetn que son prédécesseur...

Pour ma part, je ne trouve pas la description de la planète inutile... Certes, cela n'a rien avoir avec le reste de l'action mais elle permet de situer celle ci et, bien que cela rallonge le texte, je trouve ce passage assez plaisant... par contre, une Ja'rad guard qui tolère des Xénos sur le sol de sa planète c'est assez hérétique pour avoir de gros problèmes...

Le concilliabule sur le vaisseau est bien retranscrit, les caractères et l'ambiance fort bien retranscrite malgré des phrases parfois trop longues (j'ai le même problème).

Bref j'ai passé un bon moment à lire cette suite et j'avoue être titillé de savoir ce qu'il va se passer par la suite en espérant que cela ne se résumera pas à un * On les trouve et on les dégomme *

Bonne continuation... N'hésite pas à t'essayer à un changement de style et à des tournures moins travaillées... Tes textes y gagneraient en lisibilité et en compréhension.

++ Rendar ++
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #17 le: 25 Août 2006 à 16:21:05 »

Tout d'abord, j'espère que tu as tes précisions, Rendar. De même pour toi avec tes justifications, Atorgael 8) .

Citer
Bon, autant le dire de suite j'ai bien plus apprécié cette deuxième aprtie à son prologue...

  OK. Commence donc maintenant le Chapitre I, qui ne devrait plus poser de problèmes de fluidité.

Citer
Comme le dis Atorgael qui à bien plus le chic pour décrire les problèmes que moi, ce que je caractérisait de lourdeurs est en fait une impression que tu en fais trop...

  C'est lu et approuvé. Effectivement, des détails inutiles dans cette partie, mais pas tous: c'est avant tout la présentation de cet univers en marge de l'Imperium classique qu'est la Bordure Orientale, où se trouve Ja'rad.

  Il me fallait en plus quelque chose d'un peu relaxant après la bataille, qui devait aussi couper les ponts évidents avec la phrase du Commissaire à la fin de la première partie, et le style narratif particulier de ladite partie, omniscient et peu temporel -se rapportant au fait que je décrit en fin de compte la projection holographique (truffée d'éllipses et de détails sous-titrés/ vus au zoom) du combat et non la bataille elle-même.

  Je supprime donc le déscriptif des peuples.

Citer
Après en avoir discuté avec toi, je sais que c'est ton style d'écriture et que ça ne changera pas... Mais je trouve que cela rend la lecture moins accessible...

  Mon style d'écriture est avant tout ouvert aux remarques, même si il est peut-être particulier :wink: .

Citer
je trouve ce passage assez plaisant... par contre, une Ja'rad guard qui tolère des Xénos sur le sol de sa planète c'est assez hérétique pour avoir de gros problèmes...

  Content que tu trouve le passage déscriptif plaisant, c'était comme dit plus haut le but. Pour l'Hérésie, bah oui, un peu quant même... Mais les rumeurs ne sont pas toujours fiables (quoique...)

Citer
Bref j'ai passé un bon moment à lire cette suite et j'avoue être titillé de savoir ce qu'il va se passer par la suite en espérant que cela ne se résumera pas à un * On les trouve et on les dégomme *

  Pas d'inquiétude, ce sera quant même un peu plus complexe que ça. Et la Flotte Frontier ne va pas prendre plaisir à la traque d'un vaisseau alors qu'il est livré à lui-même et déclaré Excommuniate Traitoris...

Citer
Bonne continuation... N'hésite pas à t'essayer à un changement de style et à des tournures moins travaillées... Tes textes y gagneraient en lisibilité et en compréhension.

  L'avantage de ce texte, c'est que précisément il introduira bon nombre de styles de narration différents. Tu découvriras ça dès la première partie du Chapitre I :wink: .

Citer
les pôles et pourquoi pas la forteresse si elle est aussi gigantesque que ça.

  Elle ne fait jamais que 5 kms de haut... Mais Ja'radesh peut effectivement être visible. Comme dit plus haut, je vire les détails inutiles.

Citer
2 L'utilisation du participe présent est lourd et nuit à la lecture.

  Il me semble pourtant que c'est un passage obligé, surtout pour la cohérence temporelle. Si tu as des propositions de substitution, n'hésite pas...

Citer
3 " En cet endroit" - " En son orbite" bizarre comme expression...

  Ce sont à mon sens des formes rhétoriques convenables. Si tu pouvais être plus précis...

Citer
Tu as relu cette phrase? Moi j'en fait 2 ou 3 tellement il y a d'informations.

  Oui, je l'ai relue :wink: .
  Sa ponctuation permet une lecture cohérente à voix haute... Je revois éventuellement avec le reste, mais ça ne me semble pas obligatoire.

Citer
Les virgules c'est bien, mais là ta phrase est maladroite.

  Encore une fois, si tu étais plus précis et proposais une éventuelle substitution...

Citer
Là encore tu en fais trop.

  Même chose que pour la remarque 4.

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En gros, tu as une bonne histoire en tête

  Ne juge pas trop vite, ce n'est encore que le Prologue :wink: .

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avec plein de persos pour lesquel tu t'es donné la peine de leur fabriquer une personnalité,

  Je ne vois pas de quoi tu veux parler ici. Le Commissaire se comporte de manière classique, de même que les pilotes et le Seigneur Amiral. Certes, j'ai mis un peu de profondeur dans leurs relations, mais ce ne sont pas des personnages principaux. Des spectateurs, justement... 8)

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à juste titre

  Merci pour le compliment.

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Le pb c'est que ça tombe d'un bloc et ça ne laisse pas le temps au lecteur de digérer les dernières infos que d'autres arrivent aussitot.
Au lieu de l'éclairer, tu l'éblouis et il ne voit pas mieux, au contraire.

  J'allège, mais selon moi, tu as dû lire un peu vite, pour être éblouis...

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Prends le temps de donner tes infos par petits bouts et uniquement quand c'est nécéssaire.

  C'est un Prologue, il faut tout de même pouvoir poser certaines bases tout d'un bloc. Mais je reconnais que j'en ai fait un peu trop.
  Pas d'inquiétude, la suite sera beaucoup moins encyclopédique et objective.

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mais uniquement celles qu'on ne peut pas deviner par le texte.

  Il faut savoir brouiller les pistes, aussi, via la masse d'informations. Et détendre après un passage intense en utilisant le même procédé.

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En gros c'est toute ta façon d'écrire qui faudrait revoir et travailler.

  Désolé si je ne suis pas d'accord. Certes, j'ai commis des erreurs ici, mais elles ne sont pas reproduites dans la suite. Et je trouve ton jugement de ma façon d'écrire un peu hâtif, si l'on considère que tu n'as à ta disposition qu'un Prologue et un extrait mal choisi...

  Je revois donc le déscriptif de Ja'rad et éventuellement les deux phrases quotées.
  Je vous mets peut-être la première partie du Chapitre I aujourd'hui, mais je pense avant tout aux textes pour Kirby -qui m'a donné les droits d'auteur pour un texte tel que Dans les Tunnels, de Rendar- ainsi que marsouin et son Barakudork.
  Comme tu l'as dit, ce seras une bonne occasion d'utiliser le Parler Ork :wink: .

  TH, qui n'a rien d'une lumière.

PS: modifications faites. La première des phrases a été divisée en deux, la même opération pour la seconde m'ayant parue inutile.
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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #18 le: 25 Août 2006 à 16:59:25 »

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Désolé si je ne suis pas d'accord. Certes, j'ai commis des erreurs ici, mais elles ne sont pas reproduites dans la suite. Et je trouve ton jugement de ma façon d'écrire un peu hâtif, si l'on considère que tu n'as à ta disposition qu'un Prologue et un extrait mal choisi...


Je comprends bien que tu ne sois pas d'accord, j'aurai du mal à l'être si on me le disait aussi sur un de mes textes. ;)

Ce que je veux dire c'est que je trouve ce premier chapitre quasiment inutile, la seule chose que l'on apprenne c'est que le vaisseau est classé Traitor et ça arrive après de longues descriptions de personnes de lieux ... qui n'ont pas grand chose à voir avec cette sentence. tu le dis toi même, ce ne sont que des perso très secondaires, de simples spectateurs.

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Il faut savoir brouiller les pistes, aussi, via la masse d'informations. Et détendre après un passage intense en utilisant le même procédé.


Et non justement, si tu brouilles les pistes avant que le lecteur soit installé dans ton histoire, c'est fichu, tu en perds la moitié directement.

Brouiller une piste, donner un angle de vision différent après que l'action soit installée oui, mais là non, c'est pas possible.

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Il me semble pourtant que c'est un passage obligé, surtout pour la cohérence temporelle. Si tu as des propositions de substitution, n'hésite pas Wink .


Ma seule substitution est de supprimer ce passage. désolé. :)

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Ce sont à mon sens des formes rhétoriques convenables. Si tu pouvais être plus précis...


> En cet endroit, l'air est donc non seulement dense, mais en plus...
>> A cet endroit l'air est donc non ....

>  En son orbite, ce jour-là pourtant, nul n'était attentif à ...
>>  Depuis son orbite ce jour-là pourtant, nul n'était attentif à ...

Cela me semble bien plus adapté.


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Encore une fois, si tu étais plus précis et proposais une substitution...



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Le Commissaire, unique homme debout, tenant en main une télécommande à infrarouge, fit un zoom sur une zone précise de l'image, qui jusque-là représentait l'extermination des restes de Baël sous forme d'un schéma utilisant grand renfort de points anotés rouges et bleus -la bataille ayant eu lieu à trop grande échelle pour permettre une représentation réelle et fidèle aux proportions.


Peut devenir par exemple (écrit au fil du  post):

Debout face à l'assemblée attentive, le commissaire se servit de la télécommande infrarouge pour zoomer sur une zone précise de l'image de l'ensemble de la bataille. Il stabilisa la vue sur les restes du Baël après son extermination, les anotations rouges et bleus s'éparpillèrent en petits points sur l'ensemble de la représentation.
L'image du vaisseau apparut enfin au centre de la projection etc etc...

Je vais pas reprendre tous les passages qui me semblent maladroits, mais j'espère que tu saisi la nuance. je ne dis pas qu'il FAUT faire comme moi, mais il FAUT faire autrement que ce que tu as mis en tout cas.

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Ne juge pas trop vite, ce n'est encore que le Prologue Wink .


J'espère que c'est la cas quand même  :P

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J'allège, mais selon moi, tu as dû lire un peu vite, pour être éblouis... Confused


C'est parce que j'ai du relire cette phrase plusieurs fois que je fais ce commentaire.

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C'est un Prologue, il faut tout de même pouvoir poser certaines bases tout d'un bloc. Mais je reconnais que j'en ai fait un peu trop.
Pas d'inquiétude, la suite sera beaucoup moins encyclopédique et objective.


Poses toi la question de savoir si ton récit à besoin d'un prologue. Je ne le pense pas.
Il aurait été tout a fait acceptable de décrire la bataille spatiale puis de passer directement à l'assemblée et à la sentence, tout ça d'un bloc (ou presque).

Tout ce qui est description de la planète par exemple ne pouvant arriver que lorsque l'action se passe à sa surface par exemple.

J'attends de voir la suite en espérant que tu tiennes compte de ces remarques.

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Dalokay I - La Trahison de l'Oribal
« Réponse #19 le: 25 Août 2006 à 22:15:25 »

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Je comprends bien que tu ne sois pas d'accord, j'aurai du mal à l'être si on me le disait aussi sur un de mes textes.

  D'autant plus qu'ici, ça ne me parait pas entièrement justifié :wink: .

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Ce que je veux dire c'est que je trouve ce premier chapitre quasiment inutile, la seule chose que l'on apprenne c'est que le vaisseau est classé Traitor et ça arrive après de longues descriptions de personnes de lieux ...

  Faux. Même si ils ne sont que secondaires, ce sont des personnages du récit à part entière, on les retrouvera au moins dans l'épilogue.

  Ensuite, que fais-tu de la déscription de la rébellion de l'Oribal et de ses détails? De l'énumération des quantités d'hommes à son bord? De l'exposé menant à la sentence? Autant de choses importantes à connaître pour suivre la suite.

  Et il y a des détails qui doivent être présentés, ne fusse que pour la crédibilité.

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Tout ce qui est description de la planète par exemple ne pouvant arriver que lorsque l'action se passe à sa surface par exemple.


  J'ai enlevé environ la moitié du passage concernant la déscription de Ja'rad. Mais je ne le supprimerais pas totalement, pour les raisons précédemment invoquées. De toute façon, ce passage reste relativement court, je ne crois pas qu'il encombrera beaucoup l'esprit du lecteur.
  Une phrase a été divisée, mais je le répète, c'était de toute façon lisible à la base. Que tu les trouve longues, soit, mais elles peuvent être lues oralement et comprises en retenant les informations présentées.

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Et non justement, si tu brouilles les pistes avant que le lecteur soit installé dans ton histoire, c'est fichu, tu en perds la moitié directement.

  Désolé, je me suis mal exprimé, je parlais plus généralement d'un texte, pas nécessairement de son prologue. Du reste, cf. plus haut.

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Cela me semble bien plus adapté.

  Là, tu ne me donne pas de réelle substitution, juste une transcription en langage courant. "En cet endroit" convient bien mieux dans le sens où j'évoque une large zone, et non un point précis.
  Et ça reste une construction rhétorique acceptable, de langage soutenu, contrairement à la tienne.

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J'attends de voir la suite en espérant que tu tiennes compte de ces remarques.

  Je tiens toujours compte des remarques, tout au moins si ce ne sont pas des répétitions et/ ou du déjà dit par quelqu'un d'autre. C'est la moindre des politesses: tu as pris la peine de lire mon texte :wink: .

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Poses toi la question de savoir si ton récit à besoin d'un prologue.

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J'espère que c'est la cas quand même

  A toi de voir avec les deux premières parties du Chapitre I qui viennent d'être postées :wink: .

  TH, qui pense quant même innover, avec son héro hors du commun 8) .
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